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Sur 100,7

La librairie, un commerce comme les autres?



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Guy Foetz, Nathalie Ronvaux, Guill Kaempff et Patrick Goldschmidt sur 100,7 avec Valerija Berdi. (Photo: 100

Tandis que, ce samedi, tous les invités de l’émission Riicht eraus de Valerija Berdi, sur la radio 100,7, s’accordaient à dire qu’il fallait soutenir les libraires, leurs opinions divergeaient sur la question suivante: jusqu’où doit aller ce soutien?

Les difficultés auxquelles font face les petits commerces indépendants dans la capitale étaient ravivées il y a deux semaines, lorsque la librairie Alinéa a annoncé sa fermeture (annonce retirée plus tard).

L’échevin du DP, Patrick Goldschmidt, ne partageait pas l’avis du conseiller communal de Déi Lénk, Guy Foetz, selon lequel les loyers seraient trop élevés. Selon Patrick Goldschmidt, «les faillites en série d’il y a quelques années avaient d’autres raisons».

Le président de l’Union commerciale de la Ville de Luxembourg, Guill Kaempff, estimait pour sa part que la réforme du bail commercial, attendue en automne, devrait veiller à ce que les propriétaires ne puissent pas gonfler les loyers.

Les grandes et les petites

Outre la question des loyers, les invités de Riicht eraus débattaient sur les changements de comportement des consommateurs. Ainsi, Guill Kaempff estimait que «les librairies doivent se lancer dans la vente en ligne». L’écrivaine Nathalie Ronvaux était en revanche d’avis qu’on ne pourrait pas miser sur la vente en ligne si l’on souhaitait attirer des gens en ville.

Selon elle, les petites librairies n’auraient aucune chance face aux grandes librairies. Ainsi, Nathalie Ronvaux suggérait la création de joint-ventures entre les différentes librairies.

Pour soutenir les librairies, Guill Kaempff ajoutait, comme possibilité, la création d’une «journée ou semaine du livre».

Se réinventer

Tandis que les quatre invités de Riicht eraus reconnaissaient la valeur culturelle des librairies, Patrick Goldschmidt soulignait que la commune investirait beaucoup dans la nouvelle «Cité-Bibliothéik», mais qu’elle ne pourrait pas soutenir financièrement des petits commerces.

Guill Kaempff partageait l’avis qu’il ne faudrait pas créer de statut spécial pour les librairies: «Chaque indépendant doit se livrer à un défi. Il doit se réinventer et se remettre en question tous les jours.»