POLITIQUE & INSTITUTIONS

Philanthropie

La Fondation de Luxembourg a ouvert les vannes



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Tonika Hirdman veut convaincre les grandes fortunes étrangères de mener des actions de philanthropie via la Fondation. (Photo: Mike Zenari \ archives)

La philanthropie, ça marche. La Fondation de Luxembourg a vu ses actifs croître de 20% sur l’année 2015. Ses moyens injectés dans les différents projets ont, eux, grimpé de 70% à 6 millions d’euros.

La Fondation de Luxembourg a réellement atteint sa vitesse de croisière. Sur l’année 2015, elle a en effet alloué plus de 6 millions d’euros à des projets d’intérêt général. Par rapport à l’année 2014, il s’agit d’une augmentation de 70%, selon le bilan 2015 présenté ce mardi.

Sur le précédent exercice, l’organisme créé conjointement par le gouvernement et l’Œuvre nationale de secours Grande-Duchesse Charlotte pour développer les opérations de philanthropie des grandes fortunes gérées par les banques de la Place a créé de nouvelles fondations pour arriver à un total de 60.

Fin 2015, elle a déjà pu intervenir dans 120 projets répartis dans une vingtaine de pays. Quant à ses moyens, ils sont passés de 100 millions fin 2014 à 120 millions un an plus tard. Une croissance qui se poursuit, donc, depuis sa création en 2008.

Les projets soutenus par les fondateurs sont un miroir des défis qui agitent le monde.

Tonika Hirdman, directrice générale de la Fondation de Luxembourg

«Les résultats de l’année dernière montrent clairement que la Fondation de Luxembourg est devenue aujourd’hui un acteur incontournable de la philanthropie au Luxembourg avec un impact croissant d’année en année», souligne son président Henri Grethen.

Les projets soutenus par la Fondation sont très variés. Ils peuvent aller d’un programme de lutte contre les mutilations génitales en Éthiopie à la création d’une bibliothèque mobile pour lutter contre l’illettrisme au Cambodge. Mais, selon les souhaits des personnes à la base des fondations, des projets peuvent aussi être financés au Luxembourg au niveau social ou culturel.

«Les projets soutenus par les fondateurs sont un miroir des défis qui agitent le monde, mais sont aussi la preuve concrète que les solutions pour avancer collectivement existent», a pointé Tonika Hirdman, directrice générale de la Fondation.

Pour cette année, la Fondation de Luxembourg entend de plus en plus attirer des philanthropes internationaux, qui représentent un important potentiel de croissance.