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Satellite militaire

GovSat-1 débute officiellement sa carrière



Sept semaines après avoir été mis sur orbite par SpaceX, le premier satellite militaire luxembourgeois est entré en fonction, annonce lundi GovSat, la société gestionnaire de l’engin.

Début officiel pour GovSat-1. Sept semaines après avoir été mis sur orbite depuis le Cap Canaveral par une fusée Falcon 9 de SpaceX, le premier satellite militaire luxembourgeois est entré en service, annonce lundi GovSat. Dans un communiqué, la société, possédée à 50% par l’État et 50% par SES, indique que l’engin a atteint sa position orbitale définitive, «ce qui lui permet de subvenir aux besoins de missions en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique, et de fournir une vaste couverture maritime en Méditerranée et en mer Baltique, ainsi que sur l’Atlantique et l’Océan indien».

Une information qualifiée par Étienne Schneider (LSAP), ministre de l’Économie, «d’étape majeure» pour la Défense luxembourgeoise puisqu’elle permet au pays de mettre en place une stratégie qui doit non seulement répondre aux exigences de coopération internationale, mais aussi lui ouvrir les portes d’un marché de 2,2 milliards d’euros.  Celui des connexions hautement sécurisées et à très haut débit à destination des gouvernements et des organisations internationales.

Et ce, dans le cadre de missions militaires comme la surveillance de frontières, l’analyse d’images de catastrophes naturelles ou d’opérations humanitaires. Une niche dont la croissance annuelle était estimée par Karim Michel Sabbagh, alors CEO de SES en janvier dernier, à 7%. À ce jour, les capacités du satellite sont allouées «entre 15 et 25%», selon les dernières données livrées par Patrick Biewer, CEO de GovSat. Géré entièrement depuis «le centre d’opérations et de contrôle sécurisé» de Betzdorf où sont employées une vingtaine de personnes, le satellite aura été rendu possible grâce à un investissement initial de 225 millions d’euros. L’engin doit rester en service jusqu’en 2033.