POLITIQUE & INSTITUTIONS

Anciens ateliers CFL

Deux quais, quatre voies et bien plus



Alors que la destruction des anciens ateliers des CFL s’achève, le directeur général de la société publique assure que le terrain sera utilisé, en plus de nouvelles capacités ferroviaires, pour «des espaces destinés aux utilisateurs des transports en commun.»

Près de deux ans et demi après la mise en service des nouveaux ateliers CFL, situés le long de la route de Thionville, le site de l’ancien atelier principal en termine avec la première phase de sa transformation. Les deux hectares du site, situés entre les voies actuelles et la Rocade de Bonnevoie, sont désormais nus puisque les anciens bâtiments qui servaient à l’entretien du matériel roulant des CFL ont disparu.

Destinés à permettre la réalisation de deux nouveaux quais et de quatre nouvelles voies au sein de la gare centrale d’ici à 2019 pour répondre à la hausse du trafic, ces travaux doivent aussi aboutir à la création d’un nouvel ensemble. Annoncé depuis la mise en œuvre du chantier comme un ensemble mixte, le bâtiment doit «combiner les besoins d’une optimisation immobilière maximale, mais aussi tenir compte des attentes des clients du service public et des entreprises qui seront amenées à s’implanter autour de la gare», selon les mots de Marc Wengler, directeur général des CFL.

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Le site, propriété de la société publique mais entouré de terrains de la Ville de Luxembourg, pourrait donc être employé pour développer un ensemble mixte avec «des commerces, des bureaux ou un centre de conférence», estime Marc Wengler qui précise toutefois que «toutes ces idées ne sont pas encore fixées pour le moment.» Parmi les critères à prendre en compte dans l’élaboration du projet, la hausse attendue du trafic d’une gare fréquentée aux heures de pointe par 35.000 voyageurs actuellement.

D’où la volonté de réaliser ce chantier «très difficile» en plusieurs étapes. Alors que les deux nouveaux quais doivent être mis en service progressivement «sans attendre la fin totale des travaux d’extension», le nouveau bâtiment aux fonctions encore à définir doit voir le jour «après 2019 dans tous les cas». Le directeur général des CFL, qui souhaite que les deux hectares disponibles soient exploités «le plus vite possible» tout en se refusant à avancer une date, estime qu’«un appel aux idées architecturales devra être lancé prochainement». Ce dernier devrait se faire en partenariat avec la Ville. Contactée, cette dernière n’a pas encore été en mesure d’avancer un calendrier précis.

Pour mémoire, la destruction des anciens ateliers fait suite à la nécessité de trouver des solutions pour répondre à la congestion en gare de Luxembourg, principal nœud du réseau ferré luxembourgeois. Outre la gestion des flux de voyageurs frontaliers, les nouvelles voies doivent également permettre d’absorber le trafic venu de la nouvelle ligne ferroviaire entre Bettembourg et Luxembourg. C’est d’ailleurs dans cet objectif que la gare centrale ne sera pas la seule à être modernisé, puisque celle de Bettembourg fera entièrement peau neuve d’ici 2023.