POLITIQUE & INSTITUTIONS — Politique

Création d’un «groupe technique»

ADR et Piraten s’associent à la Chambre



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Sven Clement, président des Piraten, et Gast Gibéryen, membre fondateur de l’ADR, bénéficient d’une plate-forme commune pour peser plus lors de cette législature. (Photo: Mike Zenari / archives)

Les deux partis annoncent vendredi qu’ils constituent, pour cette législature, un «groupe technique». Une manière de bénéficier d’une meilleure visibilité selon le règlement de la Chambre. Les nouveaux alliés affirment cependant garder leur «indépendance politique».

DP, LSAP et Déi Gréng n’ont pas été les seuls à engager des négociations politiques au cours des derniers jours. Vendredi, ADR et Piraten annoncent avoir conclu une alliance destinée à mettre sur pied un «groupe technique». Autrement dit, une manière pour les deux partis d’obtenir une meilleure visibilité, mais aussi des moyens supplémentaires.

Selon le règlement de la Chambre, la constitution d’une telle instance garantit «la mise à disposition de locaux et les installations nécessaires, ainsi que des crédits de fonctionnement calculés sur la base de leur représentation proportionnelle à la Chambre». Idem en ce qui concerne le remboursement de leurs frais personnels, selon les mêmes modalités.

Coordinateur ADR puis Piraten

Composé des trois députés ADR et des deux élus Piraten, ce «groupe technique» permettra également aux deux partis d’avoir accès aux différents organes de décision de la Chambre et aux informations les plus sensibles. Et ce, via une présence garantie à la conférence des présidents (organe qui rassemble notamment les chefs de fraction), au Bureau de la Chambre (instance qui représente la Chambre sur le plan national et international) mais aussi au sein de la Commission de contrôle du SRE (les services de renseignement).

Cette voix au chapitre se fera au travers d’un coordinateur, issu des rangs de l’ADR «pendant les 40 premiers mois de la législature» puis des Piraten «pendant les 20 mois restants», précise le communiqué. Enfin, la constitution de ce groupe technique permet aux alliés de bénéficier d’un temps de parole en séance plénière plus important.

Contactée par Paperjam, la Chambre précise toutefois qu’aucun document officialisant la mise sur pied de ce groupe technique n’a, à ce jour, été reçu. À noter enfin que ce n’est pas la première fois que l’ADR a recours à cette disposition pour peser de manière plus grande dans le débat public. Lors de la législature 1989-1994, les quatre députés élus sous la bannière ADR s’étaient alliés avec René Urbany, dernier représentant KPL élu à la Chambre jusqu’à présent.