POLITIQUE & INSTITUTIONS — Institutions

Rendez-vous le 12 octobre

Le nettoyage attend sa nouvelle convention collective



Le secteur emploie 11.200 salariés au Luxembourg. (Photo: Romain Gamba / Maison Moderne)

Le secteur emploie 11.200 salariés au Luxembourg. (Photo: Romain Gamba / Maison Moderne)

Les négociations courent depuis presque un an pour les 11.200 salariés du secteur, et, de l’aveu même de l’OGBL, «ce n’est pas facile».

Le personnel de nettoyage est dans l’expectative: sa convention collective est arrivée à échéance le 29 janvier dernier, et les négociations quant à son renouvellement suivent leur cours, non sans quelques difficultés.

«Les négociations ne sont jamais faciles», commente Estelle Winter, secrétaire centrale du syndicat Services privés de nettoyage, d’hygiène et d’environnement de l’OGBL. Ses demandes? Des augmentations linéaires, des congés supplémentaires, la création d’une nouvelle prime et l’instauration d’un mécanisme permettant un jour d’obtenir un 13e mois.

Mais les avancées sont lentes, pour ce secteur souvent mis à l’ombre, malgré ses 11.200 emplois.

Une convention collective depuis 1999

«Nous avons réussi à négocier au fil du temps: sur 20 ans, nous avons obtenu 5,5% au-dessus du salaire social minimum, soit 0,57 euro par heure», observe Estelle Winter. Le secteur est doté d’une convention collective de travail depuis 1999, et dans l’attente d’un accord sur le nouveau texte, le précédent reste d’application.

L’OGBL a demandé l’ouverture des discussions en octobre 2019. «On vient seulement de recevoir les premières propositions, et on attend la prochaine réunion, le 12 octobre, pour obtenir une réponse à nos revendications pécuniaires», explique Estelle Winter.

Les agents ne savent pas ce qui va se passer à l’avenir.

Estelle Winter,  secrétaire centrale du syndicat Services privés de nettoyage, d’hygiène et d’environnement,  OGBL

Le secteur connaît ces derniers mois une éclosion de nouvelles entreprises, portées par la demande en désinfection suite à la pandémie de coronavirus. Si les mois de mars et avril ont été difficiles pour les agents de nettoyage, entre fermeture des immeubles de bureaux et recours massif au télétravail, la reprise amorcée au printemps a stimulé la demande en désinfection. «C’est une situation compliquée, parce que les agents ne savent pas ce qui va se passer à l’avenir», dit la secrétaire centrale. Nul doute qu’à la table des négociations, personne ne passera l’éponge sur le contexte de la crise sanitaire, suite auquel les agents de nettoyage figurent en première ligne.