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Nouvelle activité

Landspell’s, un club pour «disrupter» le foncier



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Laurent Cooreman, Angela Zimmer, Véronique Koch et Davy Godier. (Photo:  Landspell’s)

Un nouveau business club vient de voir le jour dans le créneau particulier de la mise en vente de foncier ou d’immobilier à redévelopper. Lancé par Laurent Cooreman et des associés, Landspell’s veut «disrupter» le secteur.

La technologie permettra-t-elle de rebattre les cartes du marché immobilier au Luxembourg? Laurent Cooreman est en tout cas convaincu que le digital peut apporter transparence et équité autour de la vente de terrains ou de biens en redéveloppement.

De l’ambition à la concrétisation, après plusieurs mois de travaux – dont la mise en place d’une importante plate-forme IT – et plusieurs centaines de milliers d’euros d’investissement, Landspell’s vient de voir le jour.

«Il s’agit du premier business club dédié aux transactions immobilières», déclare Laurent Cooreman, fondateur de Landspell’s. Son nom n’est évidemment pas inconnu aux professionnels du secteur.

Actif depuis une vingtaine d’années au Luxembourg, Laurent Cooreman a longtemps fait partie de l’équipe dirigeante de CBRE, avant de la quitter en 2017.

Ventes privées

Landspell’s a pour objectif de réunir un triptyque d’intervenants qui seront membres du club fermé: les propriétaires de foncier, les experts capables de l’estimer ou d’accompagner le projet – des architectes aux banquiers –, ainsi que les acheteurs.

«Nous définissons la valeur de chaque actif avec des experts», précise Laurent Cooreman. «Toutes les informations de chaque dossier seront stockées dans des data rooms qui seront ouvertes aux membres acheteurs. Et ce durant des ventes privées. Elles se dérouleront lors d’une réunion, mais les membres pourront aussi y assister via le canal digital.»

Pas de commission, mais des memberships

Le business model de l’entreprise dans laquelle, outre le fondateur, Véronique Koch et Davy Godier sont associés repose sur l’acquisition de différents types de membres, qui cotiseront en fonction du rôle choisi au sein du club.

«Nous ne demandons aucune commission au vendeur, aucune commission à l’acheteur, et les experts exposeront leur savoir-faire dans l’idée de pouvoir ensuite accompagner l’acheteur, lorsque le projet se concrétisera», ajoute Laurent Cooreman. «Les agents immobiliers, s’ils sont membres, pourront aussi rentrer des mandats.»

Pensé comme un moyen de rebattre les cartes d’un secteur où les transactions concernant le foncier se font avant tout par contacts interposés ou privilégiés, Landspell’s veut aussi, dans l’esprit de son fondateur, «disrupter» le milieu.

Combler des déficits d’information

«En mettant à disposition des données objectives et complètes sur l’expertise du terrain, nous introduisons une transparence nécessaire, et qui fait actuellement défaut», note Laurent Cooreman. «Nous voulons aussi assurer la juste distribution de la valeur créée par le terrain entre les différents intervenants. Nous comblons aussi un handicap pour les nouveaux entrants sur le marché, en provenance de l’étranger notamment, et qui n’ont pas toujours accès aux vendeurs, faute de réseau encore suffisamment développé.»

Première initiative du genre au Luxembourg, ce «club», qui aura aussi une vocation de réseautage, pénètre un secteur où le potentiel s’avère conséquent.

Le Liser vient en effet de présenter une étude sur l’état du foncier au Luxembourg. Où l’on apprend que des surfaces où quelque  50 à 80.000 logements pourraient être construits  sont actuellement inoccupées.

De quoi augurer des premières transactions potentielles. Dans un second temps, Landspell’s pourrait s’exporter, avec l’optique de proposer aux promoteurs membres des opportunités à l’étranger.