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Question parlementaire

La Halle des Soufflantes inapte pour «Esch 2022»



Impossible de dire pour l’instant ce qu’il adviendra de ce bâtiment industriel. (Photo: Maison Moderne)

Impossible de dire pour l’instant ce qu’il adviendra de ce bâtiment industriel. (Photo: Maison Moderne)

La Halle des Soufflantes à Belval ne fera pas partie du projet «Esch 2022». C’est ce que vient de répondre la ministre de la Culture Sam Tanson à une question parlementaire formulée par les députés Mars Di Bartolomeo, Franz Fayot et Lydia Mutsch.

Comme  annoncé par Paperjam, Esch 2022  devra se passer de la Halle des Soufflantes de Belval. Ce qu’a confirmé la ministre de la Culture  Sam Tanson  dans une réponse aux députés  Mars Di BartolomeoFranz Fayot  et  Lydia Mutsch  ce mardi. Impossible en effet de rénover et sécuriser la halle dans les temps.

«L’analyse approfondie du projet a démontré que, au regard en particulier de l’état de la couverture de béton du bâtiment, de la présence d’amiante, de l’état de l’enveloppe thermique et des dégradations par ailleurs constatées, la Halle nécessite d’importants travaux. Il s’avère ainsi que les Soufflantes ne sauraient être remises en état d’ici 2022 dans des conditions permettant d’assurer que la sécurité des milliers de visiteurs attendus soit garantie», a indiqué la ministre.

Pas abandonnée pour la cause

Une réponse officielle qui n’est pas une surprise. Il s’agit néanmoins maintenant de trouver un autre bâtiment pour accueillir le QG de l’événement. Les organisateurs d’Esch 2022 y travaillent, en collaboration avec le Fonds Belval.

Cette décision ne signifie pas pour autant que la Halle des Soufflantes sera laissée à l’abandon. «Ainsi que le prévoit l’accord de coalition signé en date du 5 décembre 2018, le gouvernement a l’intention de valoriser le patrimoine industriel et identifie dans ce cadre notamment la Halle des Soufflantes comme un ‘bâtiment phare de l’histoire industrielle’. La question du classement de la Halle ne se pose pas pour l’instant, mais nous sommes en pleine réflexion quant à son affectation future», a conclu la ministre.