PLACE FINANCIÈRE & MARCHÉS — Wealth management

Enquête UBS

Les family offices à la recherche de meilleurs rendements



Selon l’enquête annuelle de la banque UBS, les family offices restent fidèles aux marchés d’actions. Mais le vent tourne. À l’avenir, ils entendent miser davantage sur les classes d’actifs alternatives, avec une priorité pour l’immobilier.

Dans quoi investissent les family offices en période de taux bas? Selon  la récente enquête d’UBS , publiée fin septembre, ils privilégient actuellement les actions, le private equity et, de plus en plus, les investissements dans l’immobilier.

En collaboration avec Campden Wealth Research, UBS a mené son enquête annuelle auprès de 360 family offices répartis à travers le monde et disposant d’un montant moyen d’actifs sous gestion de 917 millions de dollars (840 millions d’euros).

Les actions restent le premier choix

Au niveau global, les actions restent la première classe d’actifs, avec une part de 32% du portefeuille. Elle connaît cependant un léger recul de 1,2% sur un an. Une situation liée à la volatilité des marchés.

Le private equity connaît une situation équivalente. Avec une part de portefeuille de 19%, il arrive en deuxième choix, mais connaît lui aussi un très léger recul (-0,4%). Il est à noter, dans ce segment, qu’à 54%, les familles préfèrent investir directement dans des entreprises non cotées plutôt que de passer par des fonds. Elles obtiennent ainsi un certain contrôle managérial sur leur investissement et réduisent leurs frais.

Pour mieux diversifier le risque, les family offices misent de plus en plus sur l’immobilier. C’est lui qui connaît la meilleure progression avec une hausse de 2,1% sur un an. La brique atteint désormais une part totale de 17% dans les choix des familles fortunées.

Toujours selon l’étude, la répartition des portefeuilles sur le continent européen ne diffère pas fondamentalement de la moyenne mondiale.

L’étude 2019 montre aussi que, pour faire face à la baisse des taux et contrer la volatilité des marchés, les investisseurs familiaux recourent de plus en plus aux investissements alternatifs. Ils atteignent 40% du portefeuille et ont grimpé de 1,4% en un an (voir graphique ci-dessus).

Perspectives 2020

Et ce n’est sans doute pas fini. Lorsqu’on leur demande ce qu’ils envisagent pour 2020, les responsables confirment vouloir intensifier leurs investissements dans les actifs alternatifs.

39% des responsables interrogés accroîtront aussi leurs investissements directs en private equity, 28% feront de même via des fonds de private equity, et 6% miseront encore plus sur l’immobilier.

Dans les marchés d’actions, près d’un tiers des family offices veulent enfin miser de manière plus conséquente sur les marchés émergents. Actuellement, la part de portefeuille dédiée aux actions émergentes est de 7,4%, contre 25% pour les marchés développés.

Et les résultats dans tout cela? Au niveau mondial, la moyenne du retour sur investissement atteint 5,4%. L’Asie-Pacifique et les marchés émergents obtiennent les meilleures performances, alors que l’Europe est à la traîne.