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Aménagement urbain

Esch-sur-Alzette repousse le vote de son PAG



Georges Mischo a annoncé le report du vote du PAG de la Ville d’Esch-sur-Alzette. (Photo: Romain Gamba/Maison Moderne)

Georges Mischo a annoncé le report du vote du PAG de la Ville d’Esch-sur-Alzette. (Photo: Romain Gamba/Maison Moderne)

La Ville d’Esch-sur-Alzette a choisi de reporter le vote de son PAG à après l’été pour permettre d’aborder sereinement les revendications qui se font entendre autour de la question des colocations et des cohabitations.

Le plan d’aménagement général (PAG) est un document important pour l’aménagement d’une ville, puisqu’il décide des grandes orientations urbaines pour au moins les 20 prochaines années. Contrairement à ce qui était prévu, le PAG de la Ville d’Esch-sur-Alzette ne sera pas voté ce vendredi, mais plutôt en octobre-novembre pour permettre une discussion sereine, notamment autour du thème des colocations et des cohabitations, qui sont réglementées dans ce nouveau PAG. «Il ne s’agit pas d’une annulation, mais bien d’un report», a précisé Georges Mischo (CSV), bourgmestre d’Esch-sur-Alzette. Un report qui s’explique également par le fait que le ministre du Logement, Henri Kox (Déi Gréng), doit présenter le projet de loi sur le logement prochainement, loi dans laquelle seront définies la colocation et la cohabitation, et qui aurait pu entraîner des modifications du PAG si la Ville d’Esch l’avait adoptée ce vendredi.

La colocation au cœur du débat

Une des raisons principales de ce report est de permettre une discussion autour du thème de la colocation et de la cohabitation, qui a causé plusieurs mouvements de protestations ces derniers jours – mouvements qui se faisaient encore entendre jusque sur le parvis de l’hôtel de ville au moment de la conférence de presse.

Les manifestants devant l’hôtel de ville militent pour la cohabitation à Esch.  (Photo: Paperjam)

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Les passants sont invités à signer une pétition en faveur de la colocation. (Photo: Paperjam.lu)

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«Nous ne souhaitons pas du tout interdire les colocations et les cohabitations, mais les réglementer dans l’intérêt de chacun», a précisé Georges Mischo. Le bourgmestre entend par là mettre fin à la prolifération des chambres meublées non conformes et insalubres qui sont proposées à la location dans sa commune. Pour cela, des systèmes d’évaluation objectifs seront mis en place pour déterminer si un logement est apte à accueillir une colocation ou une cohabitation, notamment en ce qui concerne les points de compartimentage, désenfumage et seconde voie de fuite. Il y aura aussi un maximum de 3x2 personnes dans un appartement, et celles-ci devront se soumettre à un bail commun.

Il a également été précisé que des étudiants pourront être accueillis dans des logements privés, à raison d’un étudiant par tranche de 100m2 d’habitation.

Une information accrue envers les citoyens

Par ailleurs, une réunion publique et des ateliers avec les citoyens vont être organisés, tout comme une nouvelle campagne d’information va être diffusée. En effet, certaines parties de la ville deviennent des zones protégées, ce qui a des conséquences pour les transformations à venir. Aussi, cette campagne d’information a pour objectif que les propriétaires puissent prendre conscience de l’ampleur des changements liés à la classification en zone protégée. Une information qui a été toutefois efficace en amont, puisque seulement 92 réclamations ont été déposées à la commune au sujet de ce nouveau PAG.