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Échec des négociations chez Guardian



Après l’échec des négociations, la direction et les représentants du personnel devront passer devant l’Office national de conciliation. (Photo: Jan Hanrion/Maison Moderne)

Après l’échec des négociations, la direction et les représentants du personnel devront passer devant l’Office national de conciliation. (Photo: Jan Hanrion/Maison Moderne)

Le plan de maintien dans l’emploi signé chez Luxguard ne concerne que trois quarts des salariés menacés. Les négociations relatives aux 45 personnes restantes n’ont pas abouti à un accord entre la direction et les syndicats.

La dernière réunion entre la direction et les représentants du personnel s’est tenue ce mardi 3 novembre, chez Guardian Luxembourg (Luxguard). Résultat: un échec des négociations, selon les informations du Quotidien, confirmées par Alain Rolling, en charge du dossier à l’OGBL. Une conclusion qu’il «déplore fortement».

Un plan de maintien dans l’emploi avait pourtant été signé le 31 août dernier. Il concerne 150 des 201 employés du producteur de verre dont le poste était menacé (sur 453 au Grand-Duché, à Bascharage et à Dudelange), qui pourront utiliser plusieurs outils comme la pré-retraite, le reclassement, etc. Le syndicat a réussi à trouver des solutions pour d’autres, mais environ 45 restent sur la touche. L’OGBL souhaitait prolonger le plan de maintien dans l’emploi de plusieurs années afin de trouver une solution pour ces derniers, mais la direction aurait refusé. «Ils ne nous laissent pas le temps», critique le syndicaliste. Ce dernier s’inquiète pour des personnes d’un «certain âge» qui pourraient avoir du mal à trouver un nouvel emploi, «surtout en cette période de Covid», et dont les indemnités de licenciement seraient insuffisantes.

«La direction reçoit ses consignes du Michigan (où se situe le siège du groupe, ndlr). Lorsqu’on propose quelque chose, ils se retirent, téléphonent au Michigan et reviennent vers nous», raconte Alain Rolling. «J’ai demandé à deux reprises à parler au chef de Guardian Europe (à Bertrange), mais il a refusé.»

Passage devant l’Office national de conciliation

Interrogée, la direction a seulement pu nous envoyer une déclaration officielle du siège dans laquelle elle confirme l’échec des négociations. «Guardian continue de s’engager à parvenir à un accord sur un plan de licenciement.»

La prochaine étape sera donc le passage devant l’Office national de conciliation. «Nous avons signé le non-accord du plan social hier», précise Alain Rolling, dans l’attente d’un rendez-vous. Le conciliateur aura ensuite quelques semaines pour tenter de mettre d’accord les deux parties. Dans le cas contraire, «chacun devra prendre ses responsabilités», craint-il. Pour la direction, les licenciements; pour les syndicats, le droit de grève. Mais «on ne parle pas de grève pour l’instant», avertit-il.