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Fiscalité

Le délicat dosage de la réforme fiscale



La réforme fiscale, un chantier colossal tant les attentes sont nombreuses. (Illustration: Ellen Withersova)

La réforme fiscale, un chantier colossal tant les attentes sont nombreuses. (Illustration: Ellen Withersova)

Le gouvernement a décidé d’ouvrir le sensible chantier d’une nouvelle réforme fiscale pour 2020. Les acteurs économiques, du secteur social et de la politique fourbissent leurs arguments pour tenter de peser dans la balance des décisions. Tour d’horizon des attentes de chacun.

Réforme ou réformette? La question est sur toutes les lèvres depuis que Pierre Gramegna a annoncé, en juillet dernier, qu’il souhaitait entamer les travaux d’une nouvelle réforme fiscale. Le ministre des Finances va profiter de la rentrée pour consulter, mais il est d’ores et déjà question d’une «grande réforme de société». L’ouvrage est donc remis sur le métier pour obtenir une nouvelle architecture fiscale d’ici 2020, trois ans après avoir livré une précédente version qui avait laissé certains sur leur faim. Mais le ministre leur promet «une réforme fiscale structurelle» qui tient compte de l’évolution de l’économie au travers de la technologie et de l’impérieux enjeu environnemental.

Un chantier colossal tant les attentes sont nombreuses. Certains arbitrages pourraient se révéler délicats. Paperjam a choisi d’apporter sa contribution au débat public sur ce dossier essentiel pour les ménages, mais aussi pour l’économie du pays. La Rédaction est partie à la rencontre des acteurs du monde de l’entreprise, des fédérations professionnelles et des responsables politiques pour comprendre leurs préoccupations.

Certains, à commencer par les représentants de la Place, se sont déjà mis à la tâche pour faire remonter leurs in­tentions au ministre. D’autres peaufinent leurs réflexions et pro­­positions politiques sur une matière qui peut se révéler explosive dans un contexte fiscal toujours plus transparent et harmonisé sur le plan international.

Élargir l’assiette d’imposition et diminuer les taux, favoriser une fiscalité verte, donner des inflexions sociales, s’attaquer au foncier comme le recommandait l’OCDE dans son rapport récent sur le Luxembourg… les pistes sont multiples et les solutions parfois peu populaires. Le deuxième gouvernement DP-LSAP-Déi Gréng surprendra-t-il par son audace fiscale? Les attentes sont en tout cas élevées, à la hauteur des enjeux pour les caisses publiques et l’attractivité du pays.