POLITIQUE & INSTITUTIONS — Europe

Sommet à Bruxelles

Le Conseil européen balaie les principaux candidats



L’Allemand Manfred Weber n’obtient pas les soutiens nécessaires pour présider la Commission. (Photo: Shutterstock)

L’Allemand Manfred Weber n’obtient pas les soutiens nécessaires pour présider la Commission. (Photo: Shutterstock)

Constat d’échec au Conseil européen: les chefs d’État et de gouvernement des 28 n’ont pu se mettre d’accord sur aucun nom pour présider les grandes institutions. Ils se retrouvent dans dix jours.

Réunis à Bruxelles le 20 juin pour finaliser le choix des candidats qui dirigeront les grandes instances de l’Union au cours des prochaines années – la Commission, le Conseil européen, le Parlement et le haut représentant aux Affaires étrangères –, les chefs d’État et de gouvernement se sont quittés sans accord tard dans la nuit.

Si aucun nom n’est sorti du chapeau, plusieurs ont en revanche été éliminés. Au centre de toutes les discussions, soutenu par sa chancelière, l’Allemand Manfred Weber était pressenti pour présider la Commission en tant que «spitzenkandidat» du PPE, le parti qui a rassemblé le plus grand nombre de suffrages.

Un choix auquel s’opposait le président français Emmanuel Macron, pour des questions de compétences. Finalement, le Parlement européen, qui a son mot à dire dans ce choix, s’est chargé de régler la question.

Ce 20 juin, dans la matinée, les partis libéraux et socialistes ont déjà signifié à Manfred Weber qu’il n’obtiendrait pas leurs voix. Sans ce soutien, ses chances de présider la Commission s’évanouissaient.

Éliminations en série

D’autres grands noms qui avaient circulé, Margrethe Vestager chez les libéraux et Frans Timmermans pour les sociaux-démocrates, ont aussi été recalés par le Conseil de ministres, aucune majorité ne se détachant par rapport à leur candidature.

Face à cet échec attendu, les 28 devront se retrouver dans dix jours avec l’obligation d’aboutir à un accord sur de nouveaux candidats. Mais pour l’instant, aucun nom ne semble se détacher, si ce n’est celui du Premier ministre belge Charles Michel (libéral), qui pourrait obtenir la présidence du Conseil de ministres.