ENTREPRISES & STRATÉGIES — Artisanat

47,6 millions d'euros d'interventions en 2002



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Pour rappel, la mission de la SNCI consiste à contribuer au développement et à la diversification de l'économie en finançant des projets d'investissement et de développement d'entreprises luxembourgeoises, essentiellement par des crédits à moyen et à long terme.

Si les financements de la SNCI s'adressent en principe à des investissements réalisés au Luxembourg, la SNCI peut, depuis 2001, également accompagner des investissements d'entreprises luxembourgeoises à l'étranger.

Les principaux instruments de la Société Nationale de Crédit et d'Investissement sont les crédits d'équipement, les prêts à moyen et à long terme ainsi que les prêts à l'innovation dont les durées se situent entre cinq et quatorze ans. La SNCI peut octroyer des prêts dits «participatifs», voire, dans des cas exceptionnels, prendre des participations directes.

En 2002, un nouvel instrument de financement, dit «prêt de démarrage», ayant pour objet le cofinancement de projets de création ou de reprise de PME de la part d'entrepreneurs disposant d'une autorisation d'établissement délivrée sur base de la loi modifiée du 22 décembre 1988 (loi d'établissement) a été mis en place et a connu un succès manifeste.

La SNCI gère actuellement un portefeuille de plus de 1.700 prêts à l'investissement alloués à plus de 1.300 entreprises luxembourgeoises.

Le total des opérations financières décidées en 2002 s'est élevé à 47,6 millions d'euros.

Les faits saillants de l'exercice 2002 peuvent se résumer comme suit:

- 113 crédits d'équipement ont été accordés en 2002 pour un montant total de 29,3 millions d'euros (29,7 millions d'euros en 2001). Les investissements ainsi financés se chiffrent à 64,2 millions d'euros.

- Les 12,3 millions d'euros de prêts à moyen et à long terme octroyés par la SNCI au cours de l'exercice passé (27,5 millions d'euros en 2001) ont contribué à financer des investissements - de création, d'extension, de modernisation et de diversification - de quelque 56 millions d'euros réalisés par treize entreprises industrielles, susceptibles d'entraîner à moyen terme la création d'environ 90 emplois.

- En 2002, la SNCI a octroyé des prêts à l'innovation pour un montant total de près de 4 millions par rapport à 1,6 million d'euros en 2001. Ces prêts cofinancent des projets de recherche-développement ayant pour objet des innovations, tant au niveau des produits et des services que des procédés. Ces innovations constituent le moteur du développement économique endogène.

- L'instrument du prêt de démarrage introduit l'an dernier, a connu un engouement certain auprès des entrepreneurs visés; 8 prêts octroyés pour un montant total de 730.000 euros, créant une douzaine d'emplois dans l'immédiat.

- En 2002, un seul prêt à l'étranger a été accordé pour un montant de 625.000 euros.

- Enfin, en 2002, la SNCI a décidé une seule prise de participation pour un montant de 625.000 euros, contre six décisions en 2001 (pour un montant total de plus de 66 millions d'euros, dans lequel une seule prise de participation représentait 55 millions d'euros).

Deux opérations d'une envergure exceptionnelle en 2001, à savoir la prise de participation pour un montant de 55 millions d'euros et l'octroi d'un prêt participatif de 100 millions d'euros expliquent à eux seuls la très importante fluctuation au niveau du volume des interventions de la SNCI : 47,6 millions d'euros en 2002, contre 227,4 millions d'euros en 2001.

En ce qui concerne les principaux postes de bilan, les évolutions suivantes peuvent être signalées:

- Les fonds propres de la banque ont augmenté de 4 % en 2002 pour s'élever à 485,5 millions d'euros au 31 décembre 2002. C'est l'effet du bénéfice 2002 et de l'augmentation du Fonds pour risques bancaires généraux qui en sont à l'origine.

- La somme du bilan a diminué de 5,8% à 708,4 millions d'euros.

- Le résultat de l'exercice 2002 s'élève à 5,2 millions d'euros, en diminution de 18,1% par rapport à 2001. Il ne comporte pas d'élément exceptionnel. La diminution du bénéfice est la résultante d'une baisse des taux d'intérêt ainsi que d'autres facteurs d'importance moindre, combinés à une diminution des provisions nettes qui influence le résultat positivement.

Au cours de l'exercice écoulé, la SNCI a continué ses efforts commencés il y a de ça quelques années en matière de financement des entreprises par différents instruments de capital à risque, notamment à travers trois sociétés dans lesquelles la SNCI détient une participation :

- CD-PME S.A., créée en 1998 par la SNCI ensemble avec cinq banques commerciales de la place, dans laquelle la SNCI détient 50% du capital social et qui a pour but de co-financer des projets novateurs et créateurs d'emplois de la part d'entreprises luxembourgeoises à travers des prêts dit "participatifs" ou encore à travers des prises de participations directes ;

- EUREFI S.A., fonds transfrontalier de capital à risque ayant pour objectif de financer des PME de la zone élargie du PED qui envisagent des développements transfrontaliers.

- New Tech Venture Capital Fund S.C.A., société d'investissement à capital fixe, créée en 2000 et dont la politique d'investissement vise notamment les domaines suivants - commerce électronique, logiciels de sécurité et de recherche sur Internet, instruments de gestion et d'organisation de l'information, gestion de réseaux, produits multimédia sur Internet.

A côté de l'introduction du prêt de démarrage, destiné à renforcer l'assise financière de créateurs d'entreprises des secteurs de l'artisanat, du commerce et de l'Horeca qui s'établissent pour la première fois, et à l'instar des efforts entrepris en matière de développement de l'esprit d'entreprise auprès des jeunes en 2001, la SNCI a continué son engagement auprès de bon nombre d'initiatives.

Elle a ainsi cofinancé l'initiative "Promotion de l'esprit d'entreprise auprès des élèves du post-primaire" où les élèves sont encouragés à "monter" leur propre entreprise. La SNCI a également soutenu le concours 1,2,3 Go ! de "Business Initiative", qui est un concours de plans d'affaires, initié en 2001 par la Fedil et la Chambre de Commerce. Enfin, elle a continué de prêter soutien aux différents projets de la "Fondation des Universitaires en Sciences Economiques" en matière de promotion de l'esprit d'entreprise.