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Chris Mathieu rédacteur en chef du Quotidien



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Chris Mathieu, à l’extrême gauche sur la photo, a fêté les 10 ans de L’essentiel en octobre 2017. (Photo: Nader Ghavami / Archives)

L’information a été donnée par nos confrères de RTL: c’est Chris Mathieu qui sera le prochain rédacteur en chef du Quotidien, remplaçant Fabien Grasser. Ce dernier a été informé de la décision alors qu’il est actuellement en congé.

La rumeur d’un changement imminent à la tête du Quotidien, média francophone détenu à parts égales par Editpress et par le Républicain Lorrain, était de plus en plus insistante. Selon RTL, elle est maintenant confirmée. Et c’est Chris Mathieu qui va reprendre le poste de rédacteur en chef en lieu et place de Fabien Grasser, qui était en fonction depuis novembre 2010.

Chris Mathieu connaît évidemment bien les arcanes d’Editpress, puisqu’il a été rédacteur en chef de L’essentiel Online jusqu’en janvier 2018,  quand il a rejoint le CSV en tant qu’expert en communication .

Averti par une de ses collègues

Fabien Grasser a appris, de son côté, sa mise à l’écart durant ses congés, par une de ses collègues. Une manière de faire qui reflète sans doute en partie un certain malaise ambiant. Même si l’arrivée d’un nouveau rédacteur en chef était attendue. Sans surprise, puisque Fabien Grasser avait demandé lui-même à sa direction de ne plus occuper cette fonction. «En effet, j’avais fait part de ce souhait, car je veux renouer avec le reportage et les enquêtes longues», indique-t-il à Paperjam.

Mais il était loin de se douter que cela se ferait dans de telles conditions. «Nous sommes en plein mois d’août, je suis en congé, et j’apprends cela via une collègue», déplore-t-il. «À vrai dire, je ne sais même pas si je suis mis dans une autre fonction ou licencié! C’est assez terrible.»

C’est aussi là le reflet d’une atmosphère qui s’est dégradée chez Editpress. La fermeture définitive du Jeudi n’a pas aidé à ce que cela aille mieux. «C’est un secret de polichinelle que de dire que l’ambiance n’est pas bonne. Mais ce n’est pas le cas qu’au sein d’Editpress. Toute la profession semble concernée. Cela fait un bout de temps que je croise des journalistes malheureux de faire leur travail ou des conditions de celui-ci. Néanmoins, il est vrai que, parfois, on a le sentiment de payer pour les abus des autres», conclut-il.

Contactée, la direction d’Editpress n’a pas répondu à l’appel de Paperjam.