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Les CDD de plus en plus nombreux



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Les CDD sont passés de 3,9 à 5,6% du total des contrats de travail de 2009 à 2019. (Photo: Shutterstock)

La part des contrats d’emploi à durée déterminée a augmenté au cours des dix dernières années, a indiqué Dan Kersch, ministre du Travail. Pour qui ce type de relation de travail doit rester une exception.

Interrogé par le député  Marc Spautz  (CSV), le ministre du Travail et vice-Premier ministre  Dan Kersch  (LSAP) a confirmé que la part des contrats à durée déterminée avait augmenté au cours des 10 dernières années. Représentant 3,9% des contrats en 2009, puis 5% en 2015, ils ont atteint 5,6% en 2019.

Une nouvelle fois, le ministre a répété que «le contrat à durée indéterminée devait être la norme, celui à durée déterminée l’exception».

Entre janvier 2017 et janvier 2019, 28% des 256.230 contrats enregistrés étaient des CDD. En 2018, 52% concernaient des périodes entre deux et six mois. Ceux de plus d’un an ne constituaient que 5% du total.

Le Luxembourg sous la moyenne européenne

D’après les données d’Eurostat pour l’année 2018, 8,5% de la population luxembourgeoise de 20 à 64 ans est salariée avec un contrat de travail à durée limitée. Dix ans auparavant, en 2008, toujours selon les chiffres européens, 5,1% de la population de travailleurs du Grand-Duché évoluait dans le cadre d’un contrat de travail à durée limitée.

Si l’augmentation de la part des CDD est incontestable sur la décennie 2008-2018, le Luxembourg reste sous la moyenne européenne en 2018: 12,8% pour la zone Euro, 11,2% pour l’UE à 28 et 12,3% pour l’UE à 27 (sans le Royaume-Uni).

Ailleurs, en Europe, la part des contrats à durée limitée s'établissait en 2018 à 22,3% en Espagne (derrière le Monténégro et ses 25,3%), à 13,7% en France, à 13,1% en Italie, à 9,8% en Allemagne, à 8,5% en Belgique, à 4,2% au Royaume-Uni et à 0,8% en Roumanie, pays où la part de ces contrats est la plus faible selon Eurostat.