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Résultat trimestriel

Baisse de 4,2% du chiffre d’affaires pour RTL Group



Si les recettes publicitaires TV et radio chutent, les recettes publicitaires numériques progressent pour RTL Group. (Photo: Romain Gamba/archives Maison Moderne)

Si les recettes publicitaires TV et radio chutent, les recettes publicitaires numériques progressent pour RTL Group. (Photo: Romain Gamba/archives Maison Moderne)

Pour son premier trimestre 2021, RTL Group annonce un chiffre d’affaires à 1,404 milliard d’euros. Soit un recul de 4,2%. Mais à périmètre constant et hors effet de change, ce chiffre d’affaires progresse de 3,9%.

La baisse du chiffre d’affaires du groupe de médias est à mettre à l’actif d’effets de change négatifs et d’effets de périmètre résultant des cessions de BroadbandTV et des activités de diversification du Groupe M6, Home Shopping Service et iGraal. Ceci mis à part, l’activité a augmenté de 3,9% en termes organiques.

Dans le détail, le chiffre d’affaires de Fremantle, l’activité de contenu de RTL Group, a augmenté de 14,6% à 433 millions d’euros. La croissance organique atteint 21,5%.

Du côté de la publicité, le chiffre d’affaires a reculé, passant de 796 millions au premier trimestre 2020 à 745 millions. Si les recettes publicitaires TV et radio chutent, passant respectivement de 646 millions à 587 millions et de 50 millions à 48 millions, les recettes publicitaires numériques progressent et atteignent 78 millions, contre 67 millions un an plus tôt.

Les revenus de streaming de TV Now et Videoland ont augmenté de 40,5% pour atteindre 52 millions d’euros, tandis que les revenus de la plateforme de RTL Group ont augmenté de 7,1% pour atteindre 106 millions d’euros.

«La baisse des revenus de la publicité télévisée en Allemagne et aux Pays-Bas a été compensée par l’augmentation des revenus du contenu, du streaming et de l’adtech», commente le groupe, qui y voit le bien-fondé de sa transition vers le streaming ainsi que du recentrage vers la production de contenu.

Flou sur le sort des filiales belges, françaises et néerlandaises

Rien de nouveau n’a été dit sur le front de la cession des filiales du groupe en France, en Belgique et aux Pays-Bas. «Comme indiqué précédemment, il existe de solides arguments en faveur de la consolidation dans le secteur européen de la radiodiffusion. Nous examinons actuellement ces options pour nos activités de diffusion en France, en Belgique et aux Pays-Bas, dans le but de créer de la valeur pour nos actionnaires. Il n’y a aucune certitude que cela puisse conduire à un quelconque type d’accord ou de transaction.»

En Belgique, on parle d’une petite dizaine de prétendants au rachat de RTL Belgium. Philippe Lhomme – président de Deficom – tente de rassembler autour de lui des investisseurs. Dont le groupe de construction Besix. Telenet, le groupe flamand DPG Media, Rossel et Proximus sont les plus cités par la presse. Des investisseurs étrangers semblent également intéressés: l’américain Discovery Channel et les Français Xavier Niel et TF1, qui sont également candidats au rachat de la filiale française de RTL Group, M6. Avec l’italien Mediaset, Vivendi, le groupe NRJ et Altice.

Lors de la présentation des résultats annuels de RTL Group, son CEO, Thomas Rabe, avait évoqué une vente de M6 au premier semestre 2021. Si ce calendrier est respecté, cela risque d’accélérer la cession des autres filiales.