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2021, l’année électrique



À l’occasion de l’Autofestival, qui se tient du 25 janvier au 8 février, sept concessionnaires se sont prêtés à notre questionnaire pour vous aider à trouver la voiture de vos rêves.  (Photo: Romain Gamba / Maison Moderne)

À l’occasion de l’Autofestival, qui se tient du 25 janvier au 8 février, sept concessionnaires se sont prêtés à notre questionnaire pour vous aider à trouver la voiture de vos rêves. (Photo: Romain Gamba / Maison Moderne)

Vous envisagez d’acheter un nouveau véhicule en 2021? À l’occasion de l’Autofestival, qui se tient du 25 janvier au 8 février, sept concessionnaires se sont prêtés à notre questionnaire pour vous aider à trouver la voiture de vos rêves.

Quels seront les modèles phares en 2021?

Thierry Beffort (T.B.). – «De nombreuses nouveautés sont attendues dans nos showrooms. Citons entre autres l’Audi e-tron GT, les Skoda Enyaq iV et Octavia RS iV, la Lamborghini Huracan Super Trofeo Omologato, la Porsche Taycan, ou encore la nouvelle Seat Leon.

Marc Devillet (M.D.). – «Beaucoup de nouveautés, surtout en version électrique: l’Opel Mokka, les nouvelles Hyundai i10, i20 et i30 et Tucson, la Volvo XC40 Recharge, 100% électrique, ou encore le nouveau SUV de chez Alfa Romeo: le Tonale.

Thomas Wilbois (T.W.). – «Nos nouveaux modèles 100% électriques EQA et EQS, les nouvelles Classe C et Classe C Break, ainsi que les nouvelles Classe S (hybride), S Maybach et SL Roadster.

Philippe Blanc (P.B.). – «Chez Renault, nous aurons la sortie de la Mégane Plug-In Hybrid, ainsi que le nouveau SUV Arkana. Chez Dacia, les nouvelles Sandero et Spring, un SUV compact 100% électrique. Une ou deux séries limitées sortiront aussi pour l’Alpine A110.

Baptiste Vallin (B.V.). – «La grande star de ce début d’année, c’est la BMW Série 4, un coupé de toute beauté. Pour le côté vert, nous avons la BMW iX3, full électrique, et, à l’autre bout de la chaîne, tout en sportivité, les iconiques BMW M3 et M4.

Vincent Thilmany (V.T.). – «La technologie hybride est une nouvelle fois mise à l’honneur, avec la nouvelle Yaris, mais aussi l’arrivée du SUV 7 places Highlander, d’une version plug-in du RAV4 et du SUV compact Yaris Cross.

Pascal Driant (P.D.). – «Tout d’abord, la Nissan Ariya, 100% électrique, mais aussi la Kia Sorento, les nouvelles Peugeot 3008, 5008 et la 508 PSE, les Citroën C4 et ë-C4 (100% électrique), la DS9 E-Tense, l’Opel Mokka, les Toyota Yaris Cross et Highlander…

Quels sont les challenges actuels du secteur de l’automobile?

T.B.: «Un des défis les plus importants est la digitalisation. Nous devons nous adapter en permanence. L’univers autour de la communication et de la vente change constamment, ce qui entraîne le développement de nouvelles solutions de vente.

M.D.: «Le plus grand challenge est l’électrification. L’industrie automobile investit massivement dans des solutions de décarbonation, afin de répondre aux exigences de l’Europe. Ces investissements ont un impact sur notre business model, qui doit se réinventer.

T.W.: «Les effets du Covid-19, l’électrification de la gamme et la digitalisation (qui s’est accélérée suite à la pandémie).

P.B.: «Bien manœuvrer la transition vers l’électricité, voire l’hydrogène, ainsi qu’assurer la digitalisation dans la relation avec le client, dans l’offre et dans les outils de vente en commerce et après-vente.

B.V.: «Le challenge principal est de s’adapter en permanence. Avec la crise, nous avons notamment pris très rapidement le virage de la digitalisation. Par ailleurs, le marché évolue vers toujours plus d’électrification, et nous devons pouvoir servir nos clients en ce sens.

V.T.: «Réduire l’impact sur l’environnement, un combat que nos hybrides mènent depuis 20 ans. La manière de se déplacer, en pleine mutation, pour laquelle Toyota veut jouer un rôle majeur, avec sa marque Kinto.

P.D.: «Notre premier challenge, c’est le lancement de notre site multimarque de Leudelange. Plus largement, on retrouve la digitalisation de nos métiers, tant au niveau de la vente que de l’après-vente, et la transition vers une mobilité propre.

Qu’avez-vous prévu de spécial pour l’Autofestival?

T.B.: «En 2021, notre plateforme digitale donnera à nos clients potentiels une vue d’ensemble sur nos concessions et les nouveaux modèles. Ils trouveront aussi une grande offre de voitures neuves et d’occasion.

M.D.: «Le challenge du festival 2021 sera de respecter les normes sanitaires, tout en continuant à offrir la passion de l’automobile à nos clients.

T.W.: «Nous aurons la présentation exclusive de la nouvelle Classe S, comme icône de la marque, avant le lancement de l’EQA et de la nouvelle Classe C. Il y aura aussi des conditions très intéressantes sur nos modèles plug-in hybrides.

P.B.: «Il est difficile de prévoir comment cela va se passer, vu le contexte. Toutefois, nous proposerons des offres exceptionnelles et mettrons les nouveaux produits à l’honneur dans nos showrooms et sous forme de visites virtuelles.

B.V.: «L’Autofestival est une formule qui a fait ses preuves. Nous ne changeons pas la recette. Nous allons réserver à nos clients l’accueil qu’ils connaissent, leur permettre d’essayer nos modèles, dans le respect de toutes les normes sanitaires.

V.T.: «Nous lancerons notre nouvelle signature «Toyota. Pensez-y!», une invitation à comparer et découvrir à quel point les Toyota hybrides sont économiquement et écologiquement avantageuses à l’usage.

P.D.: «Des exclusivités, avec le concept-car DS X E-Tense ou la Nissan Leaf Nismo RC. Des avant-premières chez Nissan, DS, Opel, Peugeot ou Citroën, des voitures anciennes, des test drives et des food trucks. Dans la limite des règles sanitaires du moment.

Votre coup de cœur dans la gamme? Expliquez-nous!

T.B.: «Pour l’année 2021, mes coups de cœur sont l’Audi e-tron GT et la Skoda Enyaq iV. Ces voitures électriques sont à la pointe de la technologie et ont un design incroyable. Mention spéciale aussi pour la Porsche Taycan, qui est sublime.

M.D.: «Je jetterais mon dévolu sur l’Alfa Romeo Giulia en version QV. Puissante et au design italien, c’est pour moi un vrai plaisir de prendre place derrière son volant… mais aussi de la regarder dans mon garage.

T.W.: «La Classe G. Un modèle iconique, robuste et indestructible. C’est un modèle unique: seule une Classe G ressemble à une Classe G. Elle incarne la référence absolue sur le segment des véhicules tout-terrain.

P.B.: «Je dirais le Renault Captur en version Plug-In Hybrid. Parfaite synthèse entre les avantages du thermique et de l’électrique. Sans oublier son design moderne, son look SUV, sa connectivité et sa qualité intérieure.

B.V.: «La BMW X5, en version hybride, pour sa grande polyvalence. J’ai une grande famille, et nous aimons, par exemple, nous balader en forêt. Je l’utilise comme un véritable 4x4, sans faire de bruit. C’est tout de même appréciable.

V.T.: «La GR Yaris, qui incarne la passion et représente les succès de Toyota en WRC ces dernières années. Et la nouvelle Mirai, la voiture à hydrogène, le futur de l’automobile dans toute sa beauté.

P.D.: «Mon coup de cœur, c’est la Nissan Ariya, un véhicule 100% électrique, à part, qui ne ressemble à rien de ce qui existe déjà sur le marché. Elle a été conçue sur base d’un concept-car. Pour le côté sportif, la Peugeot 508 PSE et ses 360 ch.

Racontez-nous un souvenir vécu en voiture.

T.B.: «Les 24 Heures du Mans, du Nürburgring ou de Spa, en VW California, avec mon fils. Nous essayons de vivre des moments forts au bord des circuits. J’aime ces moments sur le camping entre fanatiques de la course automobile.

M.D.: «J’ai passé beaucoup de temps avec mon père à entretenir sa Ford 17M. J’y ai appris la mécanique et la rigueur des entretiens. Actuellement, les voitures sont devenues tellement complexes que mes compétences sont bien dépassées.

T.W.: «Les vacances en camping travers l’Europe en famille à bord d’un Volkswagen T1 Bulli Camper orange. Des moments inoubliables avec un véritable goût de la liberté.

P.B.: «Chaque été, nous faisions Nantes-Luxembourg-ville pour venir voir mes grands-parents. Une vraie expédition, car, à cette époque, il n’y avait pas l’autoroute. Heureusement qu’il y avait le jeu des 1.000 bornes pour passer le temps.

B.V.: «Je devais avoir 12-13 ans. Mon oncle, concessionnaire automobile, avait prêté une Ferrari Testarossa à mon père pour nous rendre à un mariage. La couleur rouge, le bruit du moteur, la vitesse, le regard des gens… Tout est resté gravé dans ma mémoire.

V.T.: «Années 80… chaleur torride (la clim n’avait pas encore été démocratisée) et, pour s’occuper, de petits jeux de société. Ce qui se rapprochait le plus d’un système multimédia était une vieille radiocassette!

P.D.: «C’était en 1977, mon père venait d’acheter la nouvelle Peugeot 604 V6 vert torrent métallisée et une caravane Adria. En route vers Zagreb, la caravane a été emboutie par la voiture qui nous suivait… La galerie de toit a traversé la caravane. Rien que des dégâts matériels, mais des vacances écourtées.

Commander sa voiture sur internet, qu’en pensez-vous?

T.B.: «C’est possible avec notre nouvelle plateforme lancée cette année: yourdreamcar.lu! Mais la plupart des clients souhaitent toujours le contact direct avec le vendeur. Sans oublier qu’ils aiment tester les voitures dans les garages.»

M.D.: «Internet fait évoluer le retail, c’est indéniable. Je pense malgré tout que nos clients veulent être conseillés. Par contre, nos commerciaux communiquent de plus en plus avec le client via des solutions comme Teams ou Whatsapp.»

T.W.: «Le Covid a accéléré la digitalisation dans le secteur, avec le déploiement de nouveaux services en ligne. Par contre, nous sommes convaincus qu’un contact direct reste primordial pour bien orienter le client.»

P.B.: «Aujourd’hui, nous n’en sommes plus très loin, mais cette possibilité 100% digitale n’est pas encore disponible. Toutefois, c’est en projet, et la situation actuelle va certainement accélérer l’arrivée de cette solution en 2021.»

B.V.: «La commander en ligne, pourquoi pas. Mais je ne crois pas du tout à un processus d’achat 100% digital. Nos clients ont encore besoin de voir le véhicule, les nuances de couleur, de monter à bord, d’essayer, d’apprécier les volumes…»

V.T.: «Une voiture reste un achat émotionnel. C’est pourquoi, chez Toyota, le client peut choisir en fonction de ses besoins et ses envies s’il préfère gérer son achat à distance, ou plutôt se rendre en concession.»

P.D.: «Les clients ont encore besoin de voir la voiture, la regarder, la sentir. Ils se renseignent déjà beaucoup sur internet, sélectionnent les modèles, mais ils veulent aussi les essayer. Par contre, les véhicules d’occasion se vendent déjà très bien en ligne.»

Cet article a été rédigé pour l’édition magazine de  Paperjam Drive datée de février  qui est parue le 27 janvier 2021.

Le contenu du magazine est produit en exclusivité pour le magazine, il est publié sur le site pour contribuer aux archives complètes de Paperjam.

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