POLITIQUE & INSTITUTIONS — Justice

Tribunal de grande instance

Le zoo d’Amnéville fixé sur son sort le 3 janvier



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Michel Louis a créé le zoo d’Amnéville en 1986 avec Jean-Marc Vichard. La collection compte 2.000 animaux de 360 espèces différentes. (Photo: Shuterstock)

La chambre commerciale du tribunal de grande instance de Metz dira le 3 janvier si elle autorise la reprise du zoo d’Amnéville par le groupe Prudentia Capital.

Les débats auront duré plus de trois heures devant les juges de la chambre commerciale du tribunal de grande instance de Metz, qui doit statuer sur la reprise du zoo d’Amnéville, qui connaît de grandes difficultés financières. Mais on sait peu de choses quant à ce qui s’est dit, puisque nos confrères du Républicain Lorrain expliquent que les différents protagonistes ont convenu de ne faire aucun commentaire.

C’est en tout cas le 3 janvier que les magistrats rendront leur jugement.

195 créanciers et 53 millions de dettes

S’il est favorable à Prudentia Capital, ce fonds d’investissement pourra avancer dans son projet de reprendre 82% des parts de la nouvelle société par action simplifiée qui détiendra le zoo, le solde restant entre les mains de Michel Louis, le directeur et fondateur de l’institution. Mais pour le reste, les ambitions demeurent floues. Si ce n’est que Prudentia s’est engagée à reprendre une partie de la dette du zoo – on évoque 195 créanciers et un montant dû de 53 millions d’euros – et à maintenir l’emploi.

Un nuage est cependant visible à l’horizon: selon France Bleu Moselle, Prudentia voudrait voir disparaître la clause d’inaliénabilité du zoo, qui permettrait au zoo de ne plus être propriétaire des terrains. La porte serait grande ouverte à des promoteurs désireux d’y construire des hôtels, même à la place de certains enclos. Trois hectares sont disponibles sur le site du zoo. Cela expliquerait en grande partie l’intérêt de ce fonds qui a deux ans d’existence pour le zoo.

Quatre investisseurs locaux

Si le jugement est défavorable, cela pourrait remettre en scène des repreneurs locaux qui se sont fait connaître avant d’adopter une position d’attente. Selon France Bleu, ils seraient quatre, voudraient écarter Michel Louis et investir 30 millions dans le site.

L’enjeu est en tout cas de taille. Le zoo d’Amnéville comptabilise de 300.000 à 500.000 visiteurs par an (les chiffres divergent d’une source à l’autre) et reste la principale attraction touristique du département, après la cathédrale de Metz.