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EY LUXEMBOURG

Le vade-mecum du COO



Olivier Maréchal, Partner, Financial Services Advisory Leader, EY Luxembourg (Crédit: EY Luxembourg)

Olivier Maréchal, Partner, Financial Services Advisory Leader, EY Luxembourg (Crédit: EY Luxembourg)

Les 4 commandements pour améliorer l’efficience opérationnelle dans le secteur financier, du moins cher au plus dispendieux…

Alors que le secteur financier doit maintenant composer avec des taux d’intérêt structurellement négatifs, l’impératif de productivité et d’efficience opérationnelle s’impose à tous. Ce ne sont plus seulement les activités les plus «industrielles», comme l’asset servicing, qui doivent aujourd’hui revoir leur modèle et améliorer leur base de coûts, mais également les acteurs présents sur des segments habituellement à plus hautes marges tels que la banque privée.

Voici donc les 4 commandements que je propose à tout Chief Operating Officer (COO) d’avoir en tête en permanence et de suivre religieusement.

«Tes processus régulièrement tu reverras»

Voici un commandement qui ne demande pas de gros investissements à respecter, mais seulement de la méthode et de la discipline. L’application de techniques de type «Lean 6 Sigma» combinée à une approche agile permet rapidement d’identifier les processus dysfonctionnels et de trouver des solutions. Il est parfois étonnant de voir les gains qui peuvent être réalisés sans nécessairement investir dans de coûteux projets informatiques.

«Tes flux tu automatiseras»

Le secteur tertiaire n’est que flux de données, structurées ou non. Il existe aujourd’hui une large palette d’outils qui permettent de créer des interfaces là où elles n’existent pas et d’automatiser les tâches répétitives. La robotique, combinée à des modules d’intelligence artificielle autorise même le traitement d’emails ou la lecture et l’interprétation de documents. Il serait dommage de se priver des possibilités offertes par ces technologies de moins en moins coûteuses.

«Les activités annexes tu délègueras»

Plus que jamais, il faut se poser la question de ce qui est important et générateur de valeur pour ses clients. La technologie (encore elle…) permet de fonctionner en architecture ouverte et d’intégrer dans les processus des fournisseurs externes. Posez-vous régulièrement la question de la délégation. Avez-vous besoin de produire vous-mêmes tous les rapports? Certaines déclarations fiscales? Des calculs de risque? De faire les «due diligences» sur vos distributeurs? De développer tous vos systèmes informatiques? La délégation vers des centres localisés dans des zones géographiques moins chères est également une question légitime à traiter pour les structures les plus lourdes.

«La technologie tu renouvelleras et tes données tu exploiteras»

Le 4ème commandement est certainement celui qui nécessite le plus d’investissements et pour lequel les analyses les plus poussées doivent être menées. L’exploitation des données est un puissant levier de productivité, mais souvent une technologie obsolète ne permet pas de l’actionner. Il n’y a alors pas d’autre solution que de procéder à une rénovation complète ou partielle du système d’information qui seule peut livrer des bénéfices à la hauteur des enjeux.

Enfin, le dernier point, et peut-être le plus important, est de ne pas oublier l’humain dans l’application de ces «4 commandements». La seule vraie richesse d’une entreprise, particulièrement dans les services, est constituée par les hommes et les femmes qui y travaillent. Sans leur contribution, le COO sera bien seul pour améliorer la performance.