ENTREPRISES & STRATÉGIES — Technologies

Gouvernance

Stampify avance son lancement de six mois



La jeune équipe de Stampify pensait lancer sa solution en septembre. La crise du coronavirus l’a invitée à accélérer la cadence pour offrir un outil dans le cadre des assemblées générales des sociétés. (Photo: Eric Devillet/Stampify)

La jeune équipe de Stampify pensait lancer sa solution en septembre. La crise du coronavirus l’a invitée à accélérer la cadence pour offrir un outil dans le cadre des assemblées générales des sociétés. (Photo: Eric Devillet/Stampify)

Stampify prévoyait de lancer sa solution de gouvernance d’entreprise décentralisée à l’automne. Face à la crise et au confinement, elle a lancé sa première version lundi.

20 mars. Face à la crise du coronavirus et au confinement, le gouvernement luxembourgeois publie un règlement qui modifie les règles du jeu des assemblées générales, qu’elles soient ordinaires ou extraordinaires, et élargit les possibilités de recourir à la technologie.

Déjà montrée, fin décembre, lors du Fintech Friday de Noël à la Lhoft, la technologie de Stampify est presque prête. Il a fallu à la start-up complètement modifier ses plans, mais elle est prête. Oublié, le lancement à l’automne. Ce lundi, elle annonce offrir ses services à 10 premières sociétés gratuitement… et pouvoir discuter avec les autres, si jamais cela se bousculait au portillon.

«Si une société nous appelle», explique Elena Sychkova, la responsable de la communication de la jeune entreprise, «nous allons créer un accès à cette société, qui va par exemple être attribué à la secrétaire de direction, et auquel nous, nous n’avons plus accès. Elle va ensuite pouvoir envoyer une invitation aux membres du conseil d’administration, qui auront un espace complet de discussion et de décision.» Pour cela, les membres du CA doivent avoir un moyen d’authentification de Luxtrust. Agenda, documents, meetings via Webex, qui appartient au leader mondial Cisco, votes, signatures... tout est possible dans cet espace de gestion décentralisé. Chacun est chez soi, mais le collectif continue à fonctionner, et cela d’une manière légalement reconnue.

Comme le projet a subi une accélération qui n’était pas prévue, les dirigeants de la start-up ont demandé à Certi-Trust de vérifier que tout était aussi en règle sur la question très sensible de la confidentialité des données.

Avec ce feu vert, ce lundi, la start-up a invité 10 sociétés à la contacter, mais son document officiel élargit les conditions d’accès à toute société intéressée pendant la crise. Pour l’instant, le tarif est fixé à 4 euros la signature de Luxtrust. Préfinancée avec un modeste tour d’amorçage à 90.000 euros, la start-up discute d’un premier véritable tour. Et va devoir progressivement intégrer de nouvelles fonctionnalités à sa solution.

Confinement oblige, c’est la priorité du groupe emmené par Guillaume de Vergnies.