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ASSURANCE-VIE

Private Equity et assurance-vie, une combinaison gagnante pour l’Italie 



Le Private Equity permet d’identifier les entreprises dont le positionnement et les projets innovants sont susceptibles de créer de la valeur.  Maison Moderne 

Le Private Equity permet d’identifier les entreprises dont le positionnement et les projets innovants sont susceptibles de créer de la valeur.  Maison Moderne 

Le Private Equity peut être inscrit dans le cadre d’une assurance-vie. Une alliance qui attire de plus en plus d’investisseurs, notamment en Italie. En quoi cette combinaison est-elle synonyme d’opportunités gagnantes ? À quoi faut-il être attentif au moment d’inscrire ce type d’actifs dans un contrat d’assurance-vie ? Nous avons posé la question à quatre experts de l’assurance-vie et du Private Equity.

Le Private Equity (ou Capital-Investissement) désigne la réalisation d’opérations de financement par des investisseurs (particuliers ou privés), à travers l’achat de titres auprès d’anciens actionnaires, ou l’apport de fonds propres par la souscription de nouveaux titres. C’est une forme de financement en capital, de TPE ou PME non cotées en bourse. En tant qu’actif décorrélé des marchés financiers donc, «le Private Equity permet d’identifier les entreprises dont le positionnement et les projets innovants sont susceptibles de créer de la valeur», précise Marco Canale, Président de Value Italy et membre du Conseil d’Administration de l’AIFI (l’association italienne pour le Private Equity, Venture Capital et Private Debt), avant d’ajouter: «Le rôle du Private Equity est de participer directement à la mise en œuvre des plans de croissance et de valorisation des entreprises dans lesquelles il investit.» Les analyses le démontrent, le Private Equity génère plus de rendement à moyen et long terme que les actifs plus traditionnels comme l’immobilier, considéré comme moins risqué. Ce dernier n’a en effet pas démontré ces dernières années une capacité de rendement très élevé et n’est pas exempt de risques.

L’Italie est un marché favorable pour le Private Equity, où les possibilités de croissance sont importantes car le sujet y est encore neuf, offrant ainsi de belles perspectives d’investissement en comparaison avec les autres pays. Pour vous donner un ordre d’idées, en 2019, le marché du Private Equity en Italie a investi 7 milliards d’euros dans 272 entreprises; en Allemagne, ce chiffre s’élève à 14 milliards et à 19 milliards en France pour la même année. Ne parlons même pas des pays anglo-saxons, où ce chiffre est encore bien plus élevé. Les opportunités sont donc très intéressantes en Italie. Le Private Equity a d’ailleurs été identifié par le gouvernement italien comme un des leviers de la reprise économique. Ce gouvernement a mis en œuvre des mesures fiscales qui incitent à investir dans ce type d’actifs, pour relancer l’économie dans son ensemble. Si la crise sanitaire a eu un impact très fort sur la dynamique économique de tous les pays, l’Italie l’a d’ailleurs ressenti très tôt; pour certains secteurs, cette crise a représenté une grande opportunité. Les entreprises des nouvelles technologies ont profité de ce changement paradigmatique lié à la digitalisation. Pour les acteurs de Private Equity opérant dans ces secteurs, les opportunités furent donc conséquentes. 

Les fonds de Private Equity sont des fonds d’investissement alternatifs. Cela signifie que les actifs ne sont pas liquides et qu’il n’est donc pas facile de récupérer le capital investi à n’importe quel moment. Le régulateur, en Italie comme dans les autres pays, a mis en place une réglementation pour éviter que les investissements dans de tels actifs ne se fassent sans une totale compréhension des opportunités mais aussi des risques encourus. En corrélation avec cette réglementation, les fonds ont été divisés en deux catégories: les fonds réservés et les fonds non réservés. Seuls des investisseurs professionnels peuvent accéder à la première typologie de fonds. «Afin que le cadre réglementaire soit respecté, la supervision d’un manager fait partie des best practices en Italie. C’est à lui d’identifier les procédures à respecter, pour aider le client à atteindre ses objectifs de manière régulière», indique Andrea Bolletta, un des fondateurs du cabinet Russo de Rosa Associati.

La nouveauté aujourd’hui, c’est la possibilité de coupler, de combiner un contrat d’assurance-vie luxembourgeois et la détention d’actifs de type Private Equity pour optimiser leur rendement. «En plus des actifs classiques (actions, obligations, ETF), le Private Equity est très bien adapté à l'assurance-vie, puisque ce sont tous les deux des produits avec un horizon à long terme», indique Giulia Risso, Director Private Insurance Italy chez Bâloise Vie Luxembourg. Dans un contrat luxembourgeois en particulier, le Private Equity permet une diversification du portefeuille contenu dans la police d’assurance, de réduire la volatilité globale, d’obtenir une nouvelle source de rendement décorrélée des marchés traditionnels et, enfin, en période de taux bas, d’afficher des performances intéressantes. «L’investissement en Private Equity dans le contrat d’assurance bénéficie également des avantages typiques de l’assurance-vie en Italie (contrat insaisissable, dont le bénéfice est exclu de la masse successorale, non soumis aux droits de succession et dont la fiscalité est reportée au moment du paiement de la prestation), ainsi que de la protection exceptionnelle prévue par la loi luxembourgeoise», précise Giulia Risso.

La question qui vient alors naturellement à l’esprit est de savoir si tous les types de Private Equity conviennent à un contrat d’assurance-vie. «En théorie oui!», répond Pascale Sicurani, Product Manager chez Bâloise Vie Luxembourg, avant de préciser: «Notre département dédié au Private Equity est garant du respect des règles d'admissibilité internes et des obligations réglementaires. On ne peut par exemple pas imaginer un contrat d’assurance-vie investi à 100% dans du Private Equity, pour des raisons de sécurité en termes de liquidités et puis comme pour tous les autres actifs, il ne faut pas ‘mettre tous ses œufs dans le même panier’.» Il semble également que certains types de Private Equity ne soient pas adaptés à un contrat d’assurance-vie, précise Giulia Risso: «Ceux qui investissent dans des œuvres d’art, des bijoux, des yachts, des avions, des chevaux de course, des villas et des résidences familiales me semblent inadéquats. » La possibilité d’obtenir une évaluation annuelle régulière, réalisée par un indépendant ou par une banque, semble d’ailleurs fondamentale pour nos spécialistes.

«Pour celui qui gère un fonds de type Private Equity, il est très important de sélectionner des entreprises ayant des compétences distinctives et innovantes. Ce sont précisément ces entreprises qui sont les plus performantes et donc les plus aptes à créer de la valeur», conseille Marco Canale pour conclure.