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chevaux d’exception

Un poulain à 800.000€ pour un fonds luxembourgeois



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Le fonds Phoenix Thoroughbreds a investi 800.000 euros pour acquérir le fils du super-champion Galileo. (Photo: Catalogue Arquana.com)

La vente des yearlings de Deauville est un des événements les plus importants dans l’univers des chevaux de compétition. Les plus grandes écuries et les propriétaires de renom s’y arrachent les futurs cracks mondiaux. Un fonds luxembourgeois s’y est particulièrement distingué.

Le business des chevaux de compétition se porte bien. Et si les spécialistes notaient ces dernières années un «tassement relatif à un marché en tension», il n’en a rien été le week-end passé, à Deauville, lors de la célèbre et importante vente des yearlings, soit des poulains pur-sang de moins de 18 mois.

Les plus grandes écuries, les propriétaires et entraîneurs les plus réputés, s’y arrachent les cracks de demain. Ou, du moins, capitalisent sur ceux-ci.

Le fils d’un des meilleurs étalons au monde

Phoenix Thoroughbreds, holding établie à Dubaï derrière laquelle on retrouve la société en commandite par actions Phoenix Luxembourg Fund, enregistrée à Senningerberg, y a à nouveau fait sensation. Notamment en réussissant à mettre la main sur un des fils du super-champion Galileo, considéré comme un des meilleurs étalons au monde. À un prix de 800.000 euros, il s’agissait tout simplement là de la meilleure vente de la journée.

Un joli coup, dont s’est félicité Tom Ludt, vice-président de Phoenix Thoroughbreds, d’autant qu’il estimait que ce poulain coûterait beaucoup plus cher.

La journée n’était pas encore finie pour les acheteurs luxembourgeois, puisque, par la suite, ils deviendront les nouveaux propriétaires d’un yearling vendu à 220.000 euros, et d’un troisième à 240.000 euros.

Lundi, Phoenix Thoroughbreds a réussi une dernière transaction, toujours via Dermot Farrington, son acheteur mandaté à Deauville, avec l’acquisition d’un dernier poulain à 200.000 euros.

Au total, le fonds luxembourgeois aura donc investi 1.460.000 euros dans ces différentes acquisitions. Ce qui a encore un petit peu mieux rappelé que Phoenix Thoroughbreds, active pourtant seulement depuis 2017, était un acteur majeur au niveau mondial en ce qui concerne la vente et l’acquisition de chevaux.

Son entrée à Deauville, l’année dernière, avait déjà été fracassante, en s’emparant d’un poulain à 1.550.000 euros au nez et à la barbe d’Hamdan bin Rashid Al Maktoum, frère de Cheikh Mohammed bin Rashid Al Maktoum, émir de Dubaï, et de sa société Shadwell.

Le record de l’année à 1,625 million

Cette année, la vente des yearlings a connu un net rebond, après trois années plus difficiles. Le chiffre d’affaires global est de 42.869.000 euros, soit 17% de plus que l’an passé. Le prix moyen d’un poulain était de 187.201 euros. Assez loin, évidemment, du prix le plus élevé enregistré: 1,625 million pour un poulain de l’étalon vedette Dubawi. Et à des années-lumière du record absolu établi en 2015 quand l’émir de Dubaï, une nouvelle fois, lui avait, pour emporter la mise, signé un chèque de 2,6 millions pour un autre fils de Dubawi.