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Que nous réserve la 2ème moitié de 2020  ?



Perspectives du 2ème semestre 2020 : sur la voie de la reprise économique.  (Capital Group )

Perspectives du 2ème semestre 2020 : sur la voie de la reprise économique.  (Capital Group )

L'économie et les marchés mondiaux se remettent progressivement de la fermeture provoquée par le coronavirus, et les perspectives des économies et des marchés boursiers sont très incertaines. Martyn Hole et Peter Becker partagent leurs points de vue sur les perspectives des économies, des marchés et des entreprises.

Pour en savoir plus sur les perspectives d’investissement de Capital group pour le 2eme semestre 2020, cliquez ici .

Quel type de reprise économique attendez-vous ?

Martyn : Chez Capital Group, depuis le début de la crise en janvier, nous nous sommes concentrés sur trois facteurs qui, selon nous, auront un impact sur la forme de la reprise : la réponse monétaire, la réponse budgétaire et ce que nous pensons qu’il va se passer par rapport au coronavirus.

Le graphique ci-dessous présente trois hypothèses potentielles de forme de reprise et les probabilités que nous leur attribuons. Le meilleur des cas serait une reprise en forme de V, qui serait le résultat d'une réponse politique forte et une (nette) amélioration dans la lutte contre la pandémie. Le pire des cas serait une reprise en forme de W, laquelle reposerait sur une dégradation du contexte de pandémie, couplée à une réponse politique inadaptée.

Bien que la forme et le rythme restent incertains, une reprise solide est possible

10% Annualised US GDP Growth  Capital Group

10% Annualised US GDP Growth  Capital Group

Graphique à titre indicatif uniquement.

Informations en date du 31 mai 2020. Les données pour les trois scénarios de reprise sont basées sur les estimations de l'économiste Jared Franz de Capital Group. GDP : produit intérieur brut. Sources : Capital Group, Bureau of Economic Analysis, Refinitiv Datastream

Nous sommes actuellement dans un scénario de la forme d’un U. Comme l’a noté Rob Lovelace, vice-président de Capital Group et gestionnaire de portefeuille actions : « C'est différent de la crise financière de 2008 - nous pouvons voir de l'autre côté de la vallée ; c’est-à-dire voir à quoi pourra ressembler la reprise lorsque les politiques actuelles seront assouplies, et cela est rassurant ».

Je voudrais souligner que la crise actuelle est très différente de la situation que nous avons connue lors de la crise financière mondiale, crise pendant laquelle les gens avaient des craintes quant à la stabilité et l’existence future même du système financier mondial. Ce n'est pas une situation à laquelle nous sommes confrontés dans la crise actuelle. Jusqu'à présent, la réponse budgétaire et monétaire a été très puissante aux États-Unis et en Europe, et elle s'est produite à un rythme beaucoup plus rapide et plus fort que pendant la crise financière mondiale.

Jusqu'à présent également, les conséquences sur le plan de la pandémie ont peut-être été meilleures que ce que les pessimistes craignaient, mais nous n'avons toujours pas de vaccin ni de traitement particulièrement efficace.

La crise a-t-elle créé des opportunités pour les investisseurs en actions ?

Martyn : Nombre de tendances séculaires déjà établies sur les marchés boursiers avant la crise ont été accélérées par celle-ci, comme par exemple la croissance continue de la part du commerce électronique dans le commerce en général aux États-Unis. Fin mars, le commerce électronique représentait environ 12 % du total des ventes aux États-Unis, et les possibilités de croissance restent donc énormes.

Une autre tendance est le nombre croissant d'abonnements à des services de streaming de vidéo à la demande. Netflix par exemple a annoncé en avril avoir ajouté 15,77 millions (net) de clients à son service de streaming payant au cours du premier trimestre 2020 - un chiffre qui a accéléré en raison du confinement dans de nombreux pays. Nous prévoyons que cette tendance à l'augmentation des abonnements se poursuivra, bien qu'à des niveaux inférieurs à ceux de ces derniers mois. La thèse d’une progression dans ce domaine est convaincante, étant donné que la vidéo à la demande en streaming représente encore moins de 10 % de la consommation totale des contenus télévisés aux États-Unis.

Comment voyez-vous les perspectives des actions américaines et européennes ?

Martyn : Aux États-Unis, bien que de nombreux investisseurs considèrent les actions comme étant chères (les bénéfices attendus sont plutôt élevés par rapport à la fourchette des 20 dernières années), il est possible de trouver des entreprises attrayantes en termes de valorisation ou qui ont de fortes perspectives de croissance. Nous pensons qu'une approche active est importante pour découvrir des opportunités sur ce marché.

En général, les entreprises européennes ont fait beaucoup moins bien que celles des États-Unis en termes de bénéfices et de dividendes. Alors que les versements de dividendes ont diminué d'environ 6 % aux États-Unis, en Europe, ils ont baissé de manière plus significative. La bonne nouvelle, c'est que nous commençons à voir les premiers signes d'une reprise des bénéfices attendus. Là encore, une approche sélective au sein de cette zone géographique peut aider à découvrir des opportunités d'investissement intéressantes, notamment dans des domaines tels que les soins de santé et les technologies de l'information.

Comment voyez-vous l'avenir sur le segment obligataire ?

Peter : Les réactions rapides des gouvernements et des banques centrales face au coronavirus ont permis d'éviter un déclin économique plus profond. Cependant, nous ne sommes qu'au début de l'impact économique de certaines politiques de confinement. La reprise sera probablement lente : la BCE estime qu'il faudra trois ans pour revenir au niveau du PIB de 2019.

La croissance lente et la faible inflation suggèrent que le contexte de faibles taux d'intérêt qui prévaut depuis la crise financière mondiale devrait perdurer. En ce qui concerne les revenus fixes, les taux sont bas et le resteront encore. L'augmentation de l'offre sur les obligations d'État a probablement déjà été prise en compte et nous disposons d'importants programmes des banques centrales pour l’absorber. Cela signifie que les investisseurs en obligations qui ont besoin de rendement ou de revenus plus conséquents devront continuer à regarder « ailleurs ». Cela est particulièrement vrai si les entreprises réduisent leurs dividendes. Par « ailleurs », il faut entendre les obligations d’entreprises ou encore la dette des marchés émergents. Nous pensons qu'il est important d'adopter une approche active avec une analyse fondamentale approfondie, et cela est particulièrement important au sein de ces classes d'actifs particulières dans le climat économique actuel. En effet, nous pensons que certaines entreprises auront du mal à survivre et que les taux de défaillance augmenteront. En outre, certains pays émergents seront mieux armés que d'autres pour surmonter la crise.

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Au sujet de nos experts

Martyn Hole est directeur des investissements « actions » chez Capital Group. Il dispose d’une expérience de 38 ans dans le secteur financier, et a rejoint Capital Group il y a 17 ans. Avant cela, Martyn a travaillé chez J.P. Morgan AM. Martyn, base à Londres, est diplômé de l’université de Cambridge, et détient un CFA.

Peter Becker est directeur des investissements « obligations » chez Capital Group. Il dispose d’une expérience de 23 ans dans l’industrie, et a rejoint Capital Group il y a un an. Avant cela, Peter travaillait chez Wellington Management au sein de l’équipe en charge de la gamme obligataire. Avant cela, Peter était gérant de portefeuille chez Aberdeen Asset Management. Peter est diplôme de l’école de gestion The Ingolstadt School of Management, et détient un CFA.