POLITIQUE & INSTITUTIONS

Symposium

Une «living city» dans une «smart nation»



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Bruno Renders, administrateur-délégué de Neobuild et de CDEC (Photo: Sven Becker)

La deuxième conférence Living City se profile pour le 26 novembre au cœur d’une mouvance vers un nouveau mode de fonctionnement des villes, plus orientées vers les besoins communautaires, notamment grâce aux nouvelles technologies.

En annonçant en ouverture des Luxembourg Internet Days que le wi-fi public de la capitale, le réseau Hot City, serait accessible gratuitement durant la présidence luxembourgeoise européenne du deuxième semestre de 2015, Xavier Bettel positionnait, à dessein, le pays dans la sphère ICT.

Mais au-delà d’une approche technologique pour l’occasion, l’ambition du gouvernement est de faire du Luxembourg une «smart nation», via la stratégie Digital Lëtzebuerg qui doit faire de l’ICT une thématique transversale, portant les besoins des pouvoirs publics et des communautés, au-delà des individus qui la composent.

C’est donc dans un contexte politique et technologique plutôt favorable que s’ouvrira mercredi prochain, le 26 novembre, la deuxième édition de la conférence Living City, imaginée par Neobuild et le groupe CDEC pour permettre l’émergence de la smart city luxembourgeoise, «une ville intelligente et connectée qui donne la parole aux citoyens», précisent les organisateurs.

«La première édition avait permis de poser le cadre, d’aborder la thématique tant sous l’angle sociologique que technologique. Les participants se sont rendu compte que le mouvement était en marche, relayés par des exigences planétaires ainsi que des réglementations», déclare Bruno Renders, administrateur-délégué de Neobuild, chapeautant également le CDEC.

«Nous ne voulons pas tomber dans un schéma réducteur qui ne tiendrait pas compte de l’usager.» Le concept de smart city va en effet bien au-delà de l’usage de l’ICT et pose la question du visage des villes de demain.

Il est d’ailleurs intégré dans la stratégie 2020 de la Commission européenne qui indique que les pouvoirs publics sont l’une des parties prenantes importantes.

Des projets locaux, des exemples internationaux

Le programme de cette deuxième édition débutera par des initiatives concrètes à l’échelle du Luxembourg, qu’elles proviennent du secteur ICT, de la construction qui est concernée au premier chef, ainsi que du secteur de l’énergie.

Patrick Goldschmidt, échevin de la Ville de Luxembourg, viendra quant à lui justement expliquer la vision des autorités communales en faveur de «Luxembourg, capitale européenne durable et intelligente».

Car pour le pays dans on ensemble, l’objectif d’une «smart city» ou «smart nation» peut cristalliser les compétences autour d’une nouvelle manière d’aborder la construction d’espaces de vie au sens large.

«Les expertises sont nombreuses, il serait utile de les fédérer, par exemple autour de projets pilotes pour faire du pays une sorte de hub sur le sujet, tout en diffusant de l’information vers les professionnels», estime Bruno Renders.

Mais le Luxembourg n’est pas le seul à avoir pris le train en marche. Différents orateurs invités pour l’après-midi de la conférence illustreront ainsi leurs réalisations à l’étranger. Qu’il s’agisse d’Issy-les-Moulineaux ou encore de Vancouver.

À noter que la conférence sera clôturée par l’intervention de John Baekelmans (Cisco) sur le sujet de «Barcelone, une référence smart city mondiale».

La conférence Living City 2014 se déroulera le mercredi 26 novembre dès 9 h au Tramsschapp. Informations et programme détaillé sur le site internet de l’organisation.