POLITIQUE & INSTITUTIONS

Nom de code: «Prospector-X» 

Un vaisseau spatial conçu avec le Luxembourg



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L'annonce surprend quand à l'agenda rapide visiblement mis en place par les instigateurs du projet. (Photo: licence cc )

Le gouvernement et Deep Space Industries viennent d’annoncer la signature d’un protocole autour de l’exploitation de ressources spatiales. Première étape clé: la construction d’un vaisseau de repérage.

L’annonce de la participation active du Luxembourg à des projets d'exploration et d'utilisation de ressources spatiales avait trouvé un certain écho dans la presse internationale, lors de l’annonce en février dernier. Les partenaires du projet veulent visiblement maintenir la cadence en annonçant, ce jeudi, avoir signé un protocole d’accord pour se doter des technologies nécessaires pour utiliser les ressources d’astéroïdes.

On retrouve ainsi autour de la table d’une part le gouvernement luxembourgeois, comptant sur l’apport financier de la Société nationale de crédit et d’investissement (SNCI) et d’autre part la société Deep Space Industries dont le siège européen est au Luxembourg. Le tout dans le cadre de l’initiative spaceresources.lu

Construit entre les États-Unis et le Luxembourg

Concrètement, ce partenariat a pour objectif de monter une «mission de démonstration de technologie de réduction du risque pour l'exploration d'astéroïdes à l’aide d'un petit vaisseau spatial», précisent les instigateurs.

Baptisé «Prospector-X», ce futur vaisseau – qui devrait voir le jour à l’horizon 2020 sera construit et testé à la fois aux États-Unis où est situé Deep Space Industries et au Luxembourg. Il servira en quelque sorte de vaisseau éclaireur pour tester en conditions réelles la ponction et le retour sur terre de morceaux d’astéroïdes.

Des négociations avec d'autres entreprises sont en cours.

Étienne Schneider, ministre de l'Économie

«Notre coopération prometteuse avec DSI démontre clairement la ferme volonté du gouvernement de soutenir l'exploration et l'utilisation future de ressources spatiales, déclare Étienne Schneider. Et le Le vice-premier ministre et ministre de l'Économie d’ajouter que «des négociations séparées destinées à formaliser notre collaboration avec d'autres entreprises» sont en cours.

Attirer de la substance

Le ministre rappelle que l’objectif est d’attirer de nouvelles activités spatiales au Luxembourg et donc d’augmenter la substance du secteur.

«Deep Space estime que la population sur Terre doit coopérer pour rendre les ressources spatiales accessibles à tout un chacun, estime Rick Tumlinson, président de Deep Space. La meilleure voie pour y parvenir est un partenariat novateur entre gouvernements éclairés et entreprises privées, reposant à la fois sur l’esprit entrepreneurial et l’innovation, où chacun s’implique au mieux de ses capacités spécifiques.»

Les montants en jeu n’ont pas été révélés. Le gouvernement cofinancera les projets R&D jugés pertinents dans ce domaine, dans le cadre du programme spatial luxembourgeois (LuxIMPULSE), ainsi que du programme de soutien R&D national.

L’université sera aussi impliquée via le Centre Interdisciplinaire pour la Sécurité, la Fiabilité et la Confiance (SnT) au qui sera l'un des partenaires de DSI.