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Brasserie nationale

Un nouveau saut pour Bofferding



La nouvelle bière de Bofferding est réalisée avec un houblon américain. (Photo: Brasserie nationale)

La nouvelle bière de Bofferding est réalisée avec un houblon américain. (Photo: Brasserie nationale)

En lançant une nouvelle bière, la Hop, la Brasserie nationale s’ouvre à de nouveaux marchés et habitudes de consommation dans un secteur toujours plus concurrentiel.

«On ne doit jamais arrêter d’innover, surtout dans le marché actuel.» Maurice Treinen, maître brasseur et directeur de production, est fier du nouveau bébé lancé par la Brasserie nationale: la Bofferding Hop.

18 mois de recherche auront été nécessaires pour que ces bouteilles fassent leur apparition en rayons de supermarché et dans le secteur horeca. «La tendance montre que les consommateurs boivent de plus en plus de bière à la maison, nous nous devons de les accompagner avec de nouveaux produits», poursuit-il.

Alors que Diekirch lançait une Radler presque sans alcool et avec du jus de citron et que Simon séduit les hipsters avec sa IPA («EiPiEy»), l’innovation semble être en effet le nerf de la guerre pour séduire de nouveaux consommateurs ou fidéliser les anciens. Aussi, la Hop garde les lignes des autres bières de la Brasserie nationale – 100% naturelle, sans additifs ni conservateurs –, mais est réalisée avec un houblon américain, peu connu dans nos contrées, le citra. Cette variété de houblon est élevée dans l’État de Washington aux États-Unis. Dans cette région presque désertique, un système d’irrigation permet de profiter des hautes températures ambiantes pour élever ces houblons particuliers aux arômes fruités et complexes.

Avec un houblonnage à cru («Dry Hopping», d’où son nom), la fraîcheur et les saveurs fruitées ressortent particulièrement. Cette technique brassicole artisanale consiste à ajouter du houblon non pas dans la salle de brassage, mais après que le moût a été refroidi. Cette opération se déroulant à froid, le houblon apporte moins d’amertume à la bière et permet de conférer des arômes qui sont habituellement perdus pendant l’ébullition via la diffusion des huiles essentielles dans la bière.

Pour l’heure, 2.000 hectolitres ont été produits. «Nous n’allons pas nous arrêter là. Ce n’est pas une bière de saison, mais une bière à boire toute l’année», conclut le directeur de production.