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Trump voit l’UE comme un ennemi



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Trump a proposé à Theresa May d’attaquer l’UE en justice plutôt que de négocier. (Photo: Licence C. C.)

Le président américain Donald Trump a déclaré à la chaîne CBS, dans une interview à paraître ce lundi, qu’il voit désormais l’Union européenne, la Chine et la Russie comme des ennemis.

Donald Trump voit des ennemis partout. Alors qu’il doit rencontrer son homologue russe, Vladimir Poutine, ce lundi à Helsinki, le président américain n’a pas hésité à qualifier l’Union européenne, la Russie et la Chine d’«ennemis des États-Unis».

Dans une interview à la chaîne de télévision CBS, Donald Trump n’y va pas par quatre chemins. «Je pense que nous avons beaucoup d’ennemis», estime-t-il. Et l’Union européenne est la première visée. «L’Union européenne est un ennemi avec ce qu’ils nous font sur le commerce», déclare-t-il, selon l’AFP.

L’Union européenne est un ennemi avec ce qu’ils nous font sur le commerce.

Donald Trump, président des États-Unis

Il vise donc les «28», mais plus particulièrement l’Allemagne, accusée notamment de faire le jeu de la Russie en lui achetant des quantités importantes d’hydrocarbures. «D’un point de vue commercial, ils profitent vraiment de nous», a encore estimé le locataire de la Maison Blanche.

Mais il s’en prend aussi à la Chine et à la Russie, deux pays avec lesquels il estime encore que la tension vient de monter d’un cran. La Russie est vue comme un ennemi «par certains aspects», alors que la Chine est surtout considérée comme un ennemi «économique».

En visite au Royaume-Uni après le sommet de l’Otan de la fin de semaine dernière, il a aussi égratigné la Première ministre Theresa May, dont il regrette le choix de vouloir maintenir des accords économiques étroits avec l’UE. À la BBC, ce dimanche, elle a révélé que le président américain lui avait soumis l’idée, lors de sa visite, de poursuivre l’UE en justice.

Poursuivre l’UE en justice

«Il m’a dit que je devrais poursuivre l’UE en justice. Ne pas entrer dans les négociations, mais les poursuivre en justice», a-t-elle expliqué, faisant ensuite part de son choix: «Mais en fait, non, nous allons négocier.»

C’est dans ce contexte que les représentants de l’UE s’envolent ce lundi pour l’Asie, à la recherche de nouvelles alliances commerciales. Le président du Conseil, Donald Tusk, et le président de la Commission, Jean-Claude Juncker, participeront ce lundi à Pékin au 20e sommet UE-Chine. Ils se rendront ensuite à Tokyo pour signer un accord de libre-échange avec le Japon.