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Management

Tous durables



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Erny Huberty (MyClimateLux) (Photo : Olivier Minaire)

Le développement durable peut être l’occasion de faire des économies, et de ressouder les équipes autour d’un objectif commun. Le contrôle des coûts n’empêche pas les initiatives ni l’efficacité, même pour des petites structures.

Après un moment de hype, le développement durable semble aujourd’hui en retrait, tant dans les médias que dans la volonté des entreprises de mettre en œuvre des actions ambitieuses. Concrètement, la situation n’est cependant pas aussi figée. Pour Erny Huberty, président de MyClimateLux, « il faut encore faire de la pédagogie, pour bien expliquer les trois piliers du développement durable : économique, social et écologique. Souvent, les entreprises ne conçoivent le développement durable que du point de vue écologique. » Et ce dernier pilier, d’ailleurs, est fortement influencé par le régulateur – la Commission de Bruxelles en tête – qui définit des obligations en matière d’efficacité énergétique. « Dans ces cas-là, on est sur des référentiels clairs et techniques, avec des règlements à respecter. Il n’y a donc pas véritablement de question à se poser. » Or, opter pour la durabilité, ce n’est pas se conformer à des règlements extérieurs, mais se fixer soi-même des objectifs.

Et donc, les entreprises sont prises dans un effet ciseaux. Sous l’effet de la crise, les responsables des achats mettent la contrainte prix en avant : il faut se fournir pour moins cher. Ce qui n’empêche d’ailleurs pas d’inclure, dans les appels d’offres, de critères de durabilité et de respect de l’environnement. « Les acteurs publics ont commencé, et mettront certainement de plus en plus en place une évaluation ‘durable’. Cela veut dire que de nombreux prestataires, notamment dans le bâtiment, ont déjà commencé à adapter leurs approches. » Autrement dit, économies et durabilité ne sont pas systématiquement opposées. « On peut facilement argumenter avec une entreprise, dès que l’on s’approche d’un sujet technique, comme l’isolation d’un bâtiment, ou d’autres mesures d’économie d’énergie : les calculs peuvent démontrer l’avantage coût. » Pour d’autres sujets, ce sont les plus-values en matière d’image de marque, ou de motivation du personnel, qui entrent en ligne de compte, et qui peuvent donc emporter la décision.

Et quid des obstacles à surmonter pour la mise en œuvre ? Toutes les entreprises ne sont pas à égalité, mais pas forcément de la manière à laquelle on s’attend. Si les entreprises du secteur tertiaire et bancaire menaient le mouvement il y a quelques mois, principalement pour des raisons d’image, les PME ont une souplesse qui les avantage : « Nous travaillons, par exemple, avec une entreprise familiale de 40 personnes. Pour elle, il est facile de calculer son bilan carbone, de prendre des décisions, de communiquer au personnel, et d’impliquer tout le monde. Beaucoup plus, en fait, que pour une grande structure avec une demi-douzaine de départements, des douzaines d’équipes, et peu de proximité entre le top-management et les employés. » 

 

paperJam Business Club

Développer durablement pour réduire ses coûts

On oppose souvent développement durable et optimisation des coûts dans les entreprises. La réalité est souvent contraire : sur base d’audits, il est possible de mettre en œuvre de bonnes pratiques, qui auront directement un impact positif sur les résultats financiers de l’entreprise.

Workshop : le 4 décembre de 8h30 à 13h
Inscription : www.club.paperjam.lu
Intervenant : Paula Hild (CRTE), Laurent Magi (Enovos), Laurent Majerus (MyClimateLux) et Pit Wolff (Energieagence)