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Célébrations

L’Uni, 15 ans, en phase avec l’économie



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Le nouveau cheval de bataille de l’Uni est la formation continue. (Photo: Nader Ghavami / archives)

Alors qu’elle fêtera ce mardi soir ses 15 ans d’existence, l’Université du Luxembourg a pu compter pour son développement sur un parcours marqué par son lien très proche avec l’économie et ses partenariats avec les entreprises.

Dans la loi de juillet 2003, qui constitue son acte de naissance, les objectifs qui reviennent à l’Université du Luxembourg sont sans équivoque. En plus des attributions classiques qui reviennent à tout établissement d’enseignement supérieur, l’Uni a la mission de «contribuer au développement social, culturel et économique du Luxembourg».

Alors qu’elle fête ce mardi soir ses 15 ans d’existence, force est de constater que cette contribution au développement de la société luxembourgeoise est bien réelle. Du moins pour ce qui est de l'économie.

Et pour s’en convaincre, il suffit simplement de regarder le nombre de spin-off qui en sont sorties ces dernières années. Sept au total et parmi elles, plusieurs start-up à fort potentiel. On peut citer Motion-S, DataThings ou encore LuxAI, toutes les trois sélectionnées dans les «50 start-up à suivre en 2019» de Paperjam.

Un incubateur pour ses étudiants

Mais le soutien de l’Uni pour l’entrepreneuriat va plus loin. En 2017, elle a lancé un «entrepreneurship programme» visant à sensibiliser ses étudiants à la création d’entreprise. Au mois de mars, elle complétait cette offre avec l’inauguration d’un incubateur, non pas pour accueillir des start-up, mais offrir un support et des équipements aux étudiants pour concrétiser leurs idées de business.

Plus largement, l’Uni a toujours veillé à entretenir des rapports très proches avec l’économie réelle pour veiller à ce que la recherche fondamentale menée par ses chercheurs puisse servir d’une manière ou d’une autre à améliorer la compétitivité des entreprises locales.

Des chaires thématiques

Très tôt, elle développe des chaires thématiques en collaboration avec le secteur privé. La première est créée en 2006 avec la société japonaise d’électronique TDK autour de «nouveaux matériaux pour les cellules solaires».

Une dizaine d’autres ont été créées depuis, notamment avec le cabinet Atoz, la fintech PayPal, l’industriel ArcelorMittal, l’opérateur de satellites SES ou encore l’ONG qui milite pour l’inclusion financière, Ada. Chacune de ces chaires est constituée sur le même modèle.

Le financement est assuré par l’entreprise qui la sponsorise, la durée est généralement limitée à 5 ans et l’objectif est d’établir une collaboration entre le donateur et des scientifiques spécialisés pour des activités de recherche et développement.

Le SnT au plus proche des entreprises

Mais l’Uni a voulu aller plus loin dans la recherche appliquée en créant trois centres interdisciplinaires. Un traitant de l’histoire contemporaine et digitale (C2DH), un autre spécialisé dans la biomédecine (LCSB) et le troisième, baptisé Interdisciplinary Centre for Security, Reliability and Trust (SnT), dont la mission est d’aller à la rencontre des entreprises pour créer des partenariats qui répondent à des besoins précis.

Et tous les secteurs sont couverts par ce dernier organe, dont la notoriété commence à dépasser les frontières du Grand-Duché. Au début de l’année, le SnT a signé un partenariat avec Clearstream pour intégrer de l’intelligence artificielle dans de nouveaux programmes informatiques du prestataire de services financiers. Le cabinet d'avocats Linklaters a aussi conclu un partenariat autour d'un outil à destination des métiers du droit.

Quelques mois plus tard, c’était avec l’industriel Cebi que le SnT s’était associé pour travailler à une usine 4.0.

La finance et la logistique

Au-delà des centres interdisciplinaires, les trois facultés que compte l’Uni tentent également de se rapprocher du monde économique. En 2015, la faculté de Droit, d’Économie et de Finance lançait, en partenariat avec le Massachusetts Institute of Technology (MIT), le Luxembourg Centre for Logistics and Supply Chain Management.

Une formation de grande qualité pour supporter le développement d’un secteur dans lequel le Luxembourg souhaite devenir un leader en Europe. La Luxembourg School of Finance (LSF), créée quasiment en même temps que l’Uni, est également une preuve de cet engagement auprès des acteurs de l’économie locale.

En formant des étudiants aux métiers de la finance, l’Université veut montrer qu’elle soutient aussi le principal secteur de l’économie locale dans la recherche de talents.

La formation continue, nouveau cheval de bataille

Aujourd’hui, l’institution veut se lancer dans un nouveau challenge en se positionnant sur le marché très en vogue de la formation continue. Au mois d’août, la doyenne de la faculté de Droit, d’Économie et de Finance, Katalin Ligeti, expliquait que l’Uni était en train de «négocier un accord-cadre avec la Chambre de commerce qui abordera notamment ces offres d’apprentissage».

Rien n’a encore filtré sur ce partenariat, mais là encore l’Uni veut se positionner pour compléter encore un peu plus les outils qu’elle a mis à disposition des entreprises jusqu’à maintenant.