ENTREPRISES & STRATÉGIES — Immobilier

Business Administration

Louer ou acheter ?



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Carole Caspari (Altéa Immobilière)  (Photo : Olivier Minaire)

Être propriétaire ? Les entreprises peuvent se poser légitimement la question, en fonction de leur situation économique particulière…

Les chefs d’entreprise se plaignent souvent du prix de l’immobilier au Luxembourg. En tout cas, ceux qui sont à la recherche d’un terrain qu’ils souhaitent acquérir pour y installer les locaux de leur structure et y gérer son développement. Si toutes n’ont pas la volonté ou les moyens d’acheter des locaux, toutes ont l’œil sur ce poste de dépense – et d’une manière encore plus attentive alors que l’environnement économique n’est pas au beau fixe.
Du côté des locations, les rapports de force entre bailleurs et propriétaires fluctuent. En début d’année, des acteurs comme CB Richard Ellis ou DTZ soulignaient que les propriétaires étaient forcés de proposer des conditions de location plus avantageuses pour réussir à écouler leurs surfaces. Les avantages en question peuvent être des mois gratuits, ou encore un soutien à l’aménagement des bureaux.

Avec la stabilisation des surfaces disponibles, qui semble être en cours, ces pratiques risquent de se modifier dans les mois qui viennent. Pour Carole Caspari, d’Altéa Immobilière, le fait est « qu’avec la crise, les propriétaires de surfaces à louer ont effectivement dû s’habituer à négocier les contrats de bail ».

Opportunités fiscales comparables

L’évolution des prix et certaines perspectives – malgré tout positives – font que les entreprises cherchent à investir pour changer de statut et devenir propriétaire.

Les questions à se poser sont alors les mêmes que pour un particulier : « Une des questions essen­tielles, c’est tout simplement de savoir si l’on table sur une hausse des prix… et donc des loyers… C’est un calcul entre ces deux types de dépenses qu’il faut mener, pour décider en connaissance de cause. »
Sur le plan fiscal, les deux situations donnent des opportunités comparables : « Les intérêts débiteurs sur un prêt hypothécaire en cas d’achat, de même que les loyers en cas de location sont déductibles du bénéfice imposable. La société civile immobilière, elle, peut présenter des avantages, par exemple sur le plan de l’organisation successorale, mais elle est fiscalement transparente. »

Le défi pour les entreprises qui le souhaitent est donc d’aborder la question des surfaces de bureaux qu’elles occupent d’une manière coordonnée, en prenant en compte l’environnement légal et fiscal, et en remettant le tout dans la perspective de leur stratégie.