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Bilan 2014

L’Horesca dénonce la hausse de la TVA



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Pour l'Horesca, un tiers de la hausse de la TVA sur les boissons alcoolisées a été pris en charge par les professionnels du secteur. (Photo: CC)

Les professionnels de l’hôtellerie, de la restauration et des cafés ont souffert des différentes mesures appliquées dans le secteur l’an passé, a indiqué lundi le président de la Fédération, Alain Rix.

L’année 2014 a été «une année difficile» pour le secteur. Voici en substance le message délivré lundi par Alain Rix, président de l’Horesca. Hausse de la TVA sur les boissons alcoolisées, conséquences de l’interdiction de fumer dans les établissements et une nouvelle réglementation européenne ont été pointées du doigt pour expliquer la situation du secteur, qui emploie quelque 20.000 personnes.

Pour Alain Rix, la hausse de la TVA sur les boissons alcoolisées a pesé lourd, puisqu’«entre octobre 2014 et mars 2015, les prix ont augmenté de 13,6%». Une facture plus salée qui représenterait 36 millions d’euros supplémentaires pour les caisses de l’État, mais qui ne pèserait pas que sur les consommateurs. Selon le président de l’Horesca, un tiers de cette hausse, soit 12 millions d’euros, aurait été prise en charge par les professionnels. Même si les professionnels jugent qu’il est «encore trop tôt pour tirer des conclusions», ces derniers estiment que les propriétaires «vont payer les conséquences au moins jusqu’à la mi-2015». Seule satisfaction exprimée, le fait de ne pas avoir touché à la TVA sur les boissons non alcoolisées, qui représentent 80% du chiffre d’affaires du secteur.

Record de nuitées en 2014, espoirs pour 2015

Dénonçant également les conséquences, encore aujourd’hui, de l’interdiction de fumer dans les bars et les restaurants, les représentants de l’Horesca ont également dénoncé la nouvelle réglementation européenne en matière d’information sur la nourriture, destinée à mieux informer les clients sur les allergies possibles et les intolérances alimentaires. Une directive qui a pour conséquence la mise en place de formations spécifiques qui ont un coût. «Plus de travail et moins de gains», résume Alain Rix, qui en profite également pour dénoncer les difficultés à recruter du personnel qualifié.

Du côté des satisfactions, la hausse des séjours dans l’hôtellerie en 2014 a tout de même été soulignée. Avec 1,64 million de nuitées, l’année a été celle de tous les records. Un succès mis sur le compte de la stratégie de l’Office national du tourisme. 2015 pourrait battre ce nouveau record avec la présidence du Conseil européen prévue entre juillet et décembre prochains. «C’est une grande opportunité pour le Luxembourg, nous devons faire du Grand-Duché une destination de choix en Europe», indique François Koepp, secrétaire général de l’Horesca.