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Nations Unies

Les USA quittent le Conseil des droits de l’Homme



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Le secrétaire d’État Mike Pompeo et l’ambassadrice américaine à l’Onu, Nikki Haley, ont officialisé la décision. (Photo: Licence C.C.)

L’administration Trump a décidé de se retirer du Conseil des droits de l’Homme (CDH) des Nations unies (Onu) basé à Genève, demandant sa réforme et jugeant l’instance partiale envers son partenaire Israël.

Ironie du calendrier, c’est à la veille de la Journée mondiale des réfugiés – ce 20 juin – que les États-Unis ont annoncé leur retrait du Conseil des droits de l’Homme de l’Onu. L’annonce a été effectuée mardi par le secrétaire d’État Mike Pompeo et l’ambassadrice américaine à l’Onu, Nikki Haley.

Les États-Unis considèrent que le Conseil est partial envers Israël et souhaitent que la question des droits de l’Homme en Palestine ne soit plus systématiquement à l’ordre du jour des réunions du CDH. Ils demandent aussi que l’instance soit réformée.

 

Le mandat des États-Unis s’achevait en 2019. Ils menaçaient depuis plusieurs mois de quitter le CDH, après avoir quitté l’Unesco et retiré leur signature de l’accord de Paris sur le climat et de l’accord nucléaire avec l’Iran.

La décision intervient alors que Donald Trump et son administration ont décidé, à la frontière mexicaine, de séparer les enfants des familles entrant illégalement sur le territoire des États-Unis en provenance d’Amérique centrale.

 

Les États-Unis avaient déjà été absents du Conseil sous l’ère du président républicain George W. Bush, avant de le rejoindre sous la présidence du démocrate Barack Obama.