ENTREPRISES & STRATÉGIES — Technologies

Humanitaire

Les satellites luxembourgeois en première ligne



SES met à nouveau sa technologie à disposition d'Emergency.lu à la suite de la catastrophe humanitaire survenue sur l'île d'Haïti.  (Photo: SES)

SES met à nouveau sa technologie à disposition d'Emergency.lu à la suite de la catastrophe humanitaire survenue sur l'île d'Haïti. (Photo: SES)

SES a annoncé, ce lundi, avoir déclanché son programme Emergency.lu sur l’île d’Haïti, récemment frappée par un ouragan dévastateur. Des satellites ont ainsi été déployés afin de rétablir la communication. Une aide précieuse pour les équipes humanitaires dépêchées sur place.

Faciliter l’intervention des secours. Tel est l’objectif des services de connectivité fournis par SES à la suite du passage dévastateur de l’ouragan Matthew en Haïti, survenu au sud-ouest de l’île le 4 octobre dernier et ayant fait plus d’une centaine de morts.

Le programme Emergency.lu – en étroite collaboration avec le Programme alimentaire mondial (Pam) – offre ainsi des services de communication aux membres des équipes humanitaires en Haïti. Pour ce faire, les terminaux du programme utilisent des capacités dédiées des satellites de SES. Un kit de déploiement rapide est déjà opérationnel, et un kit de déploiement standard sera déployé sous peu afin d’améliorer l’efficacité des secours.

Car avec des rafales dépassant les 235 km/h, les infrastructures de l’île sont endommagées, voire totalement détruites. Quant aux réseaux de communication, ils sont surchargés, explique Gerhard Bethscheider, managing director chez SES Techcom Services dans un communiqué. «Le satellite», continue-t-il, «est la seule solution permettant de restaurer rapidement les réseaux de communication, ce qui contribue au déploiement et à la coordination de l’assistance et de l’aide humanitaire».

Fruit d’une collaboration public-privé, Emergency.lu a été mis en place en 2011 suite aux difficultés rencontrées lors du tremblement de terre survenu le 12 janvier 2010 également sur l’île et faisant un bilan de plus de 300.000 morts. Depuis, le programme a fait ses preuves, par exemple en avril 2015 au Népal, alors secoué par un violent tremblement de terre.