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Les fréquences de DNR bientôt libérées



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Le paysage radiophonique luxembourgeois connaîtra peut-être bientôt une nouvelle venue sur les ondes. (Photo: archives Paperjam / Jessica Theis)

Les fréquences de la radio du Groupe Saint-Paul qui a cessé d'émettre fin mars feront bientôt l'objet d'un nouvel appel à candidatures, sous l'impulsion du ministère des Communications et Médias ainsi que de l'Alia.

Laissées sans émissions depuis la fin d'antenne de DNR le 31 mars, les quatre fréquences attribuées à la radio font actuellement l'objet d'un travail, d'une part au ministère des Communications et Médias – sous la tutelle de Xavier Bettel – et d'autre part au sein de l'Alia, l'Autorité luxembourgeoise indépendante de l'audiovisuel.

La radio 100,7 indique en effet que les équipes du ministère travaillent sur la remise à plat du dossier concernant la fréquence nationale: 107,7 fm. Il a été confirmé à Paperjam.lu que celui-ci sera géré en tenant compte de l'avis de l'Alia.

L'autorité de supervision des médias s'occupe quant à elle des trois autres fréquences (102,9 fm, 104,2 fm, et 94,3 fm ) avec pour objectif d'organiser un appel à projet(s) radiophonique(s) dont les conditions et modalités restent, à ce stade, à finaliser. Mais les protagonistes voudraient avancer relativement rapidement.

Un précédent

Quelques jours avant la fermeture du micro de DNR, la jeune Alia avait refusé la demande conjointe de Saint-Paul et de RTL de disposer de ses fréquences pour développer un programme musical en français, celui de RTL2.

Une décision motivée par plusieurs raisons, dont le fait que la nouvelle radio pop-rock se situait dans le giron de deux opérateurs déjà bien représentés via différentes marques.

Selon l'Alia, la vocation de RTL2 se serait également trop éloignée du cahier des charges initial de DNR conditionnant l'octroi des fréquences, notamment quant à la langue utilisée (DNR devait émettre en luxembourgeois), à l'offre en termes d'informations et au public cible qui était situé sur un spectre transfrontalier, contrairement à DNR qui avait une vocation nationale.