PLACE FINANCIÈRE & MARCHÉS — Assurances

Symposium international

Les assureurs revendiquent un traitement approprié



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Sergio Balbinot, président de Insurance Europe, demande un traitement approprié des assureurs et des investissements à long terme. (Photo: Insurance Europe)

La septième Conférence internationale sur l’assurance, organisée par l’association des assureurs européens, Insurance Europe, s’est ouverte mardi au Centre de conférence, avec 400 participants, en présence du Grand-Duc Héritier, Guillaume. L’occasion pour son président, Sergio Balbinot, d’appeler la classe politique européenne à regarder le secteur hyper-régulé de l’assurance comme une solution et non un problème.

Sergio Balbinot, président de l’association des assureurs européens, Insurance Europe, a lancé mardi à l’ouverture de la septième Conférence internationale de l'assurance des messages à la classe politique. Il lui a demandé de prendre en considération un secteur confronté à une hyper-régulation avec la mise en place des règles dites Solvency II et leurs 3.500 pages de texte qui vont renchérir les coûts des investissements pour les assureurs, et qui menacent leur modèle d’affaires basé sur les investissements à long terme.

Traitez-nous en fonction de notre modèle d’affaires qui s’appuie sur le long terme, et voyez-nous, régulateurs et classe politique, comme la solution et non le problème pour assurer la stabilité et la croissance, a déclaré en substance Sergio Balbinot devant un public de 400 professionnels.

Or, à l’heure du vieillissement de la population, de l’assèchement des liquidités et de taux historiquement bas particulièrement pénalisants pour les assureurs vie, une régulation inappropriée, inutilement détaillée va créer davantage un frein pour le développement de l’industrie de l’assurance que lever les obstacles, a encore fait valoir le responsable.

Mal aimés

Le ministre des Finances, Pierre Gramegna, intervenant à la tribune, a reconnu que les assureurs étaient les «mal aimés» de la classe politique de façon globale et que ce manque de considération tenait au fait que cette industrie se focalisait sur les investissements à long terme alors que les politiques avaient des visions à court terme.

Pierre Gramegna a aussi rappelé à l’assistance le virage du Luxembourg en matière de transparence fiscale et promis, lors de la présidence du conseil de l’UE pour six mois à partir du 1er juillet prochain, de tout faire pour finaliser pour la fin de l’année 2015 le projet de directive proposé par la Commission européenne sur l’échange automatique de rulings fiscaux.

Interrogé en marge de la conférence par Paperjam.lu à commenter la décision du géant américain du commerce électronique Amazon de payer ses taxes dans les pays de ses consommateurs (ce qui est d’ailleurs déjà le cas de la TVA), Pierre Gramegna n’a pas souhaité se prononcer sur la question ni dire si les autorités luxembourgeoises avaient été consultées par les dirigeants d’Amazon.