PLACE FINANCIÈRE & MARCHÉS

Perspectives 2014

Les actions plutôt que les obligations



L’exposition aux pays émergents sera sans doute le vrai casse-tête de 2014. (photo: paperJam.TV)

L’exposition aux pays émergents sera sans doute le vrai casse-tête de 2014. (photo: paperJam.TV)

À quoi doit-on s’attendre pour cette nouvelle année en termes de politique d’investissements? Éléments de réponse avec Sandrine De Vuyst, head of private banking chez ING Luxembourg.

2014 sera une année de défi pour les obligations. En effet, la hausse prévue des taux d’intérêt sur fond de reprise macro-économique impactera négativement cette classe d’actifs. De surcroît, l’arrêt programmé de l’assouplissement monétaire américain ne devrait qu’accélérer ce phénomène.

Dès lors, nous recommandons de sous-pondérer les obligations et de réduire la duration des portefeuilles. Nous privilégions également les sous-catégories telles que le «corporate» ou le «high yield» au détriment d’obligations d’Etat dans un souci de rendements plus élevés.

Notre vision de l’évolution du marché actions reste positive pour l’année prochaine en raison de primes de risque et de flux de liquidités plus attractifs pour cette classe d’actifs (au détriment des obligations). Cela dit, certaines nuances sont à apporter concernant l’allocation pays.

Tout d’abord un re-rating de l’Eurozone reste envisageable. En effet, cette région reste bon marché et dans un contexte de retour de la croissance et d’un soutien solide de la BCE, les entreprises européennes peuvent témoigner d’une forte progression de leurs marges bénéficiaires.

Par contre, nous sous-pondérons le marché américain car nous estimons que les valorisations ont atteint des sommets historiques. Par conséquent, la sélection de bonnes valeurs reste un moyen efficace d’ajouter du rendement dans un marché tendu.

L’exposition aux pays émergents sera sans doute le vrai casse-tête de 2014. En effet, ces derniers combinent des valorisations intéressantes avec une véritable fragilité pouvant empirer leur situation à court terme (ralentissement économique et changement de la politique monétaire américaine).

Dans cette optique, nous restons très sélectifs dans notre approche car la dynamique de reprise ne sera pas la même partout et préférons avoirs recours à des fonds actifs où le gestionnaire pourra avoir une allocation pays prononcée afin d’éviter les accidents...