PLACE FINANCIÈRE & MARCHÉS — Assurances

Résultats 2016

Le secteur des assurances reste fragile



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À l’heure du premier bilan, le Commissariat aux assurances parle d’une année 2016 en demi-teinte. (Photo: Luc Deflorenne / archives)

Le secteur des assurances sort déçu de l’année 2016. L’assurance-vie est toujours en recul tant au niveau de l’encaissement que du bénéfice net. L’emploi dans le secteur a par contre bien progressé.

Le secteur des assurances a vécu une année 2016 assez contrastée. Selon les chiffres que vient de fournir le Commissariat aux assurances, et qui ne concernent que les seules entreprises d’assurances directes contrôlées par lui, sur l’ensemble de l’année, il a connu une baisse globale des primes de 2,83%. Les branches non-vie ont progressé de 3,6%, mais celles de l’assurance-vie ont chuté de 3,83%.

En 2015, l’encaissement des primes avait déjà connu une baisse de 5,4% et le secteur espérait rebondir en 2016. Ce recul était déjà lié aux mauvais résultats dans les branches de l’assurance-vie.

Pour nuancer le propos, il faut regarder à l’intérieur du segment pour observer des résultats contrastés selon le type de produits. Les produits à rendements garantis gagnent 2,36% alors que ceux en unités de compte connaissent un recul de 6,62%.

Le non-vie retrouve des couleurs

Dans le secteur non-vie (hors assurances maritimes), l’encaissement des assureurs qui travaillent exclusivement ou très largement sur le marché luxembourgeois a connu une croissance de 14,27%. Les acteurs opérant à l’étranger n’ont, par contre, connu qu’une faible progression de 0,25%.

Au niveau du résultat final, le secteur de l’assurance-vie enregistre un bénéfice en recul de 8,79% par rapport à 2015 à 213,01 millions d’euros. Le secteur non-vie enregistre par contre une progression de 30,05% à 125,98 millions, «mais qui reste loin de retrouver les niveaux de rentabilité du début de la décennie», selon le Commissariat aux assurances.

Motif de satisfaction, par contre, l’emploi dans les entreprises d’assurances directes qui a progressé de 422 unités en un an pour s’établir à 5.200 postes. Dans son communiqué, le Commissariat précise qu’une part importante de cette progression – 169 unités – «provient du rattachement à un opérateur luxembourgeois d’un réseau important de succursales à l’étranger».