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Le Luxembourg reste 19e sur la compétitivité



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L’Université doit permettre d’accentuer le rôle innovateur du Luxembourg. (Photo: Mike Zenari / archives)

Le Luxembourg maintient sa 19e place dans le classement mondial de la compétitivité publié par le World Economic Forum. Il doit notamment faire des efforts par rapport à la création de nouvelles entreprises.

Comme l’année dernière, le Luxembourg occupe la 19e place du rapport de compétitivité que vient de publier le World Economic Forum (WEF). L’an dernier, on parlait d’un gain d’une place par rapport à 2016.

La Chambre de commerce, qui contribue au volet national de cette étude réalisée dans 140 pays, note que le Luxembourg «n’a que peu progressé dans le classement du WEF sur les 10 dernières années». Elle pointe que le pays bénéficie de grands atouts pour améliorer sa compétitivité, mais qu’il devra les faire fructifier.

L’accent sur l’innovation

Pour l’édition 2017-2018 du Global Competitiveness Report (GCR), le WEF a modifié sa méthodologie afin de plus mettre l’accent sur les déterminants de la productivité d’une économie du 21e siècle. Il insiste donc plus sur les indicateurs liés à la capacité des pays à innover. Or, sur ce point, le Grand-Duché se classe également à la 19place.

Les premiers pays du classement sont ceux qui sont considérés les plus aptes à atteindre une croissance soutenue à moyen et long terme. Cette année, le tiercé dans l’ordre est assuré par les États-Unis, Singapour et l’Allemagne. Parmi nos voisins, les Pays-Bas occupent la 6e place, la France la 17e et la Belgique la 22e.

Au niveau des différents piliers analysés, le Luxembourg occupe la première place pour la stabilité macroéconomique, la 9e pour le marché financier, mais seulement la 38e pour le dynamisme des entreprises.

Adapter les structures

Dans l’édition parue ce mercredi, le GCR indique que l’un des grands défis du pays est d’anticiper et d’adapter ses infrastructures à sa forte croissance démographique et socio-économique.

De son côté, la Chambre de commerce observe que l’écosystème luxembourgeois semble valoriser les innovateurs, ce qui est une bonne chose, mais «il est moins favorable aux entrepreneurs, qui mettent notamment plus de temps qu’ailleurs à créer leurs entreprises».