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Luxembourg belge

Le Château du Pont d’Oye serait à vendre



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Le site du Pont d’Oye, un lieu de tourisme chargé d’histoire et de culture. (Photo: Licence C. C.)

Site historico-culturel en province belge de Luxembourg, le Château du Pont d’Oye pourrait bientôt être cédé. Sa restauration exige en effet des moyens importants, et son propriétaire, Jean-François Nothomb, peine à trouver des partenaires fiables.

À une cinquantaine de kilomètres de la capitale grand-ducale, au-delà de la frontière belge, le Château du Pont d’Oye est le grand point d’attraction de la commune de Habay.

Réputé notamment pour ses activités culturelles, le site, propriété de la famille Nothomb depuis 1937, serait en vente. Aucune confirmation pour l’instant, mais dans la région, des questions se posent désormais quant à l’avenir du site historique.

D’abord connu pour ses forges, le Pont d’Oye a ensuite été perçu comme un haut lieu de la noblesse locale. Détruit en 1794 par les troupes révolutionnaires françaises, il a été reconstruit au 18siècle et a abrité une des imprimeries les plus importantes de la province (belge) de Luxembourg.

Fief de la famille Nothomb

En 1937, il est racheté par Pierre Nothomb, homme politique belge et homme de lettres. C’est lui qui lui donne son caractère culturel et en fait un lieu de rencontres d’artistes. Une vocation familiale qui s’est perpétuée, puisqu’il est aussi l’arrière-grand-père d’Amélie Nothomb, l’écrivaine belge la plus populaire en France.

Aujourd’hui, c’est son petit-fils, et fils de l’ancien ministre Charles-Ferdinand Nothomb, qui en est le propriétaire. Homme d’affaires vivant à Paris, Jean-Frédéric Nothomb reste fortement attaché au charme du lieu. Mais il est aussi conscient que le site a besoin d’une importante restauration, et donc d’un projet commercial pour la soutenir.

En 2015, il avait imaginé un vaste projet d’hôtel de luxe sur le site. Une idée qui n’a pas fait l’unanimité, et qu’il a donc ramenée à des proportions plus raisonnables.

Vendre n’est plus tabou

Dans une interview au quotidien Le Soir en avril dernier, Jean-Frédéric Nothomb expliquait s’être mis à la recherche de partenaires financiers il y a deux ans. Mais sans grand succès jusqu’ici. Il se disait alors prêt à se résoudre à vendre, une option qu’il balayait encore trois ans plus tôt.

Aujourd’hui, la rumeur se fait de plus en plus insistante, et un comité culturel local vient de lancer une initiative de six semaines d’activités culturelles intenses pour convaincre l’éventuel repreneur de la vocation culturelle du Pont d’Oye.