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L'avenir du site de Schifflange confié à Agora



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Agora a été créée il y a 15 ans pour assurer la reconversion du site d'Esch-Belval. (Photo: wikemedia commons)

Agora poursuit sa mission de reconversion des friches industrielles dans le sud du pays. ArcelorMittal vient de lui confier une étude concernant les terrains du site de Schifflange. Il acte ainsi la fermeture définitive du site.

ArcelorMittal a confié à la société de développement Agora la réalisation d’une étude de faisabilité concernant la reconversion des terrains du site de Schifflange. Le sidérurgiste signifie ainsi la fin définitive du site qui avait été mis sous cocon depuis 2011, mais dont il refusait d’annoncer la fermeture définitive.

Agora, société contrôlée par l’État luxembourgeois et ArcelorMittal, mènera une étude sur un ensemble foncier de 62 hectares qui regroupe les terrains du site de Schifflange et certaines parcelles de Schlassgoart, ainsi que des terrains apportés par l’État via le Fonds du rail.

Rendez-vous dans trois ans

Depuis la transformation du site d’Esch-Belval, Agora s’est forgée une réputation dans la valorisation des friches industrielles. Dans ce nouveau dossier, elle se donne entre deux et trois ans pour trouver une nouvelle orientation pour ce site.

L’étude consistera avant tout à analyser la faisabilité technique et économique de nouveaux aménagements tels que des logements, commerces et bureaux, infrastructures collectives et activités de services complémentaires au tissu urbain existant.

«Compte tenu de la pénurie de logements abordables, ainsi que de la priorité accordée par le gouvernement à l’augmentation de l’offre de logements et de terrains constructibles, il est primordial lors de la nouvelle affectation d’un site présentant une envergure aussi importante de consacrer un volet conséquent du projet à la création de logements», a insisté Marc Hansen, ministre du Logement, dans un communiqué.

Il est primordial (...) de consacrer un volet conséquent du projet à la création de logements.

Marc Hansen, ministre du Logement

Prenant acte de l’annonce d’une fermeture définitive, le syndicat LCGB se dit satisfait que les 700 salariés concernés aient pu profiter des accords tripartites (Lux 2016) pour éviter tout licenciement économique. Jugeant que cette fermeture repose avant tout sur de mauvaises décisions d’investissements ou sur l’absence d’un concept stratégique, le syndicat demande à la direction luxembourgeoise d’ArcelorMittal «d’en tirer les leçons afin d’éviter toute mise en danger éventuelle d’autres sites de production nationaux».