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«La meilleure qualité de vie au monde»



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Élu sportif luxembourgeois de l’année à trois reprises, Andy Schleck commentera ce lundi la première étape luxembourgeoise du Tour 2017. (Photo: DR)

Maison Moderne a choisi de placer l’année 2017 sous le signe de Celebrating Luxembourg pour mettre en lumière celles et ceux qui contribuent au rayonnement du pays à l’étranger. À l’occasion du double passage du Tour de France au Luxembourg ces lundi et mardi, la série se poursuit aujourd’hui avec l’ex-champion cycliste Andy Schleck.

Actif au niveau professionnel durant près de 10 ans, Andy Schleck a écrit l’une des plus belles pages du sport cycliste luxembourgeois avec à son palmarès, notamment trois podiums au Tour de France – qu’il a remporté en 2010 –, une deuxième place au Tour d’Italie en 2007 ou encore une victoire dans la «classique des classiques», Liège–Bastogne–Liège, en 2009. Élu sportif luxembourgeois de l’année à trois reprises, il commentera ce lundi, pour France Télévisions, la première étape luxembourgeoise du Tour 2017, qui partira lundi de Verviers et arrivera à Longwy; avant d’assister au départ de la seconde, mardi au départ de Mondorf-les-Bains.

Andy Schleck, votre carrière de cycliste et les performances que vous avez réalisées ont très largement contribué au rayonnement à l’international du Luxembourg. Quand en avez-vous pris conscience pour la première fois?

«Vous savez, le cyclisme est un sport difficile et exigeant qui fait que – quand on le pratique – on n’a pas vraiment le temps de se rendre compte de ce qui se passe autour. Il faut se concentrer sur ses courses, ses objectifs et ses performances. Et en dehors de cela, répondre à des interviews de journalistes du monde entier, mais sans que soit pour autant évoqué le pays d’où vous venez. C’est donc après ma carrière que je me suis rendu compte de cette contribution que j’ai pu apporter à l’image du Luxembourg à travers le monde, et notamment en Asie où le cyclisme est un sport très populaire.

Comment se positionne aujourd’hui le cyclisme luxembourgeois à l’international?

«Il est très bien positionné, comme il l’a toujours été ou presque. Aujourd’hui, notre premier ambassadeur est sans conteste Bob Jungels, comme moi et mon frère l’avons été et, avant nous, Kim Kirchen, Benoît Joachim, Charly Gaul et d’autres encore.

Peut-on parler d’un cyclisme typiquement luxembourgeois? Quelles sont aujourd’hui les spécificités des cyclistes luxembourgeois?

«C’est difficile à dire. Mais il est en tout cas étonnant qu’un si petit pays puisse sortir aussi régulièrement des champions. À quoi est-ce dû? Je ne sais pas. Peut-être parce qu’il y a moins de villes ici qu’ailleurs et que l’on pratique davantage le vélo. Peut-être est-ce dû à davantage d’éducation sportive et au fait que nous ayons de bonnes infrastructures. Et puis, il y a aussi les parents qui transmettent le virus à leurs enfants, avec à chaque fois un champion auquel s’identifier, à chaque génération.

Le Luxembourg est un pays... fiable, dynamique et ouvert. Reconnaissez-vous le Luxembourg dans ces mots-clés retenus par le gouvernement?

«Ce sont les qualificatifs retenus dans le cadre du nation branding et je les approuve entièrement. Grâce à son ouverture, le Luxembourg est devenu une place internationale, et pas uniquement financière. Son développement se fait à tous les niveaux. Je crois que nous sommes aujourd’hui le pays le plus ouvert et le plus dynamique en Europe.

Que vous disent vos interlocuteurs à l’étranger sur le Luxembourg?

«Que c’est un petit pays mais avec du pouvoir et une grande notoriété, qu’il a su tirer parti de son rôle de membre fondateur de l’Union européenne. Il arrive également qu’on me parle de ses banques. Sans oublier ses cyclistes!

Et que leur répondez-vous pour leur donner envie de visiter le Luxembourg?

«Je leur dis que c’est un pays aux multiples facettes avec, pour commencer, une très jolie capitale. Je leur parle aussi de ses régions et de leur charme, comme le Mullerthal. Je leur dis aussi qu’il y a des tas de choses à y faire, à y voir. C’est un pays séduisant et j’ai même des amis – notamment danois – qui sont venus s’y installer et qui pour rien au monde ne retourneraient chez eux aujourd’hui. Parce qu’au Luxembourg, nous avons tout simplement la meilleure qualité de vie au monde.

Quand avez-vous été particulièrement fier du Luxembourg?

«J’ai toujours été très fier d’être Luxembourgeois. Mais je l’ai peut-être été encore un peu plus sur le podium du Tour de France ou sur celui de Liège–Bastogne–Liège qui ont tout de même été pour moi des moments particuliers. Et je l’ai été aussi parfois lorsque je devais enchaîner les interviews en français, en allemand, en anglais ou encore en italien. On est tout de même les seuls à pouvoir manier naturellement autant de langues!

Qui ne devrions-nous pas oublier dans notre série sur les «ambassadeurs» de la marque luxembourgeoise?

«Au niveau politique, Jean-Claude Juncker et Jean Asselborn. Et au niveau sportif, Gilles Muller.»

L’aventure #CelebratingLuxembourg continue sur celebratingluxembourg.com pour découvrir toutes les personnalités.