ENTREPRISES & STRATÉGIES — Technologies

Intelligence artificielle

Extraire le sens des données



Pour Jean-Philippe Hugo, qui a fondé Wizata à 26 ans, l’intelligence artificielle n’en n’est qu’à ses prémisses.  (Photo: Wizata)

Pour Jean-Philippe Hugo, qui a fondé Wizata à 26 ans, l’intelligence artificielle n’en n’est qu’à ses prémisses. (Photo: Wizata)

Le big data ne faisant que grandir, les outils d’analyse s’affinent pour débusquer la valeur là où elle se cache dans le patrimoine informationnel. Immense, ce marché commence à prendre forme. Wizata fait partie de la poignée d’experts luxembourgeois positionnés sur le créneau. Portrait de la start-up.  

Créée en juillet 2014, Wizata est la petite sœur de Nerea, une société de conseil en CRM (ou customer relationship management). Elles partagent plus que des locaux à Windhof puisque les associés de la première sont les fondateurs de la deuxième. Née de l’esprit de Jean-Philippe Hugo, alors jeune consultant technique chez Nerea, son premier emploi, la société a débuté avec un seul collaborateur.

Nous sommes entrés dans l’ère des données.

Jean-Philippe Hugo, fondateur de Wizata

Elle en emploie aujourd’hui neuf, dont des commerciaux et des data scientists, et a grandi avec la maturité de ses clients. «Nous sommes entrés de plain-pied dans l’ère des données. La manière dont on consomme l’IT change. L’analyse des données est aujourd’hui imbriquée dans tous les départements et secteurs», introduit le fondateur, récemment récompensé lors des derniers ICT Awards. Pour le moment, sa société dessert les marchés belge et luxembourgeois, les mêmes que Nerea, qui partage aussi la même holding, Bluefire.    

Évangéliser le marché

Surfant sur l’engouement pour la transformation digitale, les solutions de Wizata orientées optimisation et analyse prédictive des données tirent parti du champ naissant du «machine learning» et d’algorithme en apprentissage continu. Étude de faisabilité, conseils en IoT (Internet of things), «data analytics integration» ou formations pointues composent son portfolio.

«La science des données réclame des processus disruptifs et d’autres manières de fonctionner dans les entreprises. Notre premier rôle est celui du conseil et de l’accompagnement», poursuit Jean-Philippe Hugo. «Notre plus grande ambition est d’aider toute organisation, y compris les start-up, à tirer parti des derniers développements en matière d’intelligence artificielle et de traitement des données, notamment grâce à la puissance du cloud computing. C’est, en tout cas, le cœur de notre modèle.»

Potentiellement, tout type d’entreprise peut être concerné.

Jean-Phillippe Hugo, fondateur de Wizata

Le modèle de la start-up repose sur différents partenariats technologiques, notamment avec le géant Microsoft, qui lui ouvre son carnet d’adresses et lui donne accès à différentes formations. «Cette alliance, comme celle avec Osisoft, nous donne une certaine crédibilité sur le marché.» 

Parmi les clients séduits, des références Belux de choix comme RTL Belgique, Join ou PwC Luxembourg. La plus grosse partie d’entre eux vient de l’industrie, un secteur qui met les bouchées doubles pour rattraper son retard en matière d’analyse de données. «Notre cible est formée par toute société propriétaire de ses données et qui a des problématiques complexes à gérer. Potentiellement, tout secteur ou type d’entreprise peut être concerné. Il y a encore pas mal d’évangélisation à faire dans ce domaine. Le marché est immense.»