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Avec les autorités belges

Études en médecine: négociations en cours



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L'Alem est inquiète des difficultés croissantes d'effectuer des études de médecine à l'étranger. Notamment en Belgique. (Photo: Licence CC)

L’accès de plus en plus restreint à des études de médecine en Belgique pour des étudiants étrangers fait actuellement l’objet de discussions bilatérales entre autorités belges et luxembourgeoises. S’il dit ne rien vouloir promettre, le secrétaire d’État à l’Enseignement supérieur, Marc Hansen, se déclare toutefois optimiste quant à l’issue de ces négociations.

Toujours dans l’attente d’un éventuel cursus complet d’études en médecine au Luxembourg, évoqué il y a peu encore par le ministre Claude Meisch, l’Association luxembourgeoise des étudiants en médecine (Alem) est inquiète. Dans un courrier qu’elle a adressé au ministère de la Santé, mais aussi à celui de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, elle évoque une inaccessibilité croissante aux études de médecine à l’étranger et tire la sonnette d’alarme.

En Belgique notamment, un système de quotas prévoyant un maximum de 30% d’étudiants étrangers a été mis en place il y a quelques années, de même qu’un tirage au sort organisé pour les étudiants posant leur candidature pour cette filière.

Une intégration désormais impossible

La situation s’est encore un peu plus compliquée au début de cet été avec le vote d’un projet de décret du ministère wallon de l’Enseignement supérieur prévoyant l’organisation d’un concours à la fin de la première année d’études en médecine qui, selon l’Alem, «rend impossible l’intégration des étudiants de l’Université du Luxembourg en deuxième année», du fait qu’il faut, pour pouvoir prétendre à ce concours, avoir effectué sa première année de médecine dans une université belge.

Le secrétaire d'État à l’Enseignement supérieur et à la Recherche, Marc Hansen, a déclaré ce vendredi à Paperjam.lu être «bien au courant de la situation», soulignant qu’il n’avait pas attendu le courrier de l’Alem pour prendre les choses en main.

Des pourparlers depuis le printemps

C’est ainsi que des discussions concernant cette problématique ont déjà eu lieu lors de la réunion Gaichel au cours de laquelle il a été demandé à la ministre belge de la Santé, Maggie De Block, que les étudiants luxembourgeois en médecine de l’année académique 2014-2015 et des années précédentes puissent tous terminer leurs études entamées en Belgique.

«Au sujet du décret portant organisation du fameux concours, il a fait l’objet – déjà en mai – d’un échange que j’ai eu avec le vice-président du gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles», ajoute Marc Hansen, précisant que c’est l’ambassade du Luxembourg à Bruxelles qui a été mandatée «pour mener les discussions et trouver une solution».

Marc Hansen confiant

Ces négociations sont toujours en cours, comme en atteste une réunion qui a lieu ce vendredi même à Namur, de même qu’un déplacement au Luxembourg – le 10 septembre – du ministre-président de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Rudy Demotte, lors duquel il sera notamment question de ce sujet entre lui et le Premier ministre Xavier Bettel.

«Nous sommes donc conscients de ces difficultés et avons entamé les démarches pour les résoudre», résume le secrétaire d’État à l’Enseignement supérieur et à la Recherche. «Et nous sommes plutôt optimistes et confiants pour qu’une solution soit trouvée pour les trois étudiants luxembourgeois concernés par ces problèmes cette année, mais aussi pour tous ceux qui suivront à l’avenir.»