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Comment les nouvelles solutions technologiques peuvent pallier ces problèmes?

«Confiance digitale et lutte contre la fraude d’identité»


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Sylvain Arts, director of sales and marketing chez Incert.

Des nouveaux usages du numérique, il est évident que les risques ne pouvaient pas tous être anticipés. Cette réalité pose des questions à chacun, personnelles et professionnelles. Le GIE Incert développe VisoGo, une solution permettant de prouver et vérifier une identité à tout instant et partout.

La multiplication des cyberattaques et des cas d’usurpation d’identité est incontestablement un phénomène en pleine expansion. Les conséquences sont toujours plus nombreuses, et cet état du risque affecte la confiance que chacun peut avoir dans la société digitale.

Le Luxembourg, avec son projet de nouvelle révolution industrielle, donne une chance aux acteurs de l’ICT, à ceux de l’économie circulaire, de la finance, mais aussi aux citoyens, d’agir conjointement au développement d’une nouvelle culture de la sécurité et à l’adoption des technologies associées.

Le GIE Incert a pour objectif d’apporter la contribution d’une agence publique à la sécurisation globale de la société digitale.

Sylvain ArtsSylvain Arts, Director of sales and marketing (Incert)

Le GIE Incert a pour objectif d’apporter la contribution d’une agence publique à la sécurisation globale de la société digitale. C’est pourquoi nous avons développé la technologie VisoGo, qui se décline principalement par le biais d’une application mobile, permettant de s’assurer de la conformité et de l’authenticité de toute pièce d’identité équipée d’une puce sans contact.

Cette technologie permet aujourd’hui de pouvoir s’appliquer à une population de 4 milliards d’individus. Nous sommes, à notre connaissance, les seuls à couvrir un nombre si important de personnes et plus de 80 pays émetteurs de documents d’identité électroniques.

Le prolongement naturel de VisoGo est la reconnaissance faciale, nécessaire pour certains secteurs d’activité, et pour laquelle nous échangeons avec différents acteurs locaux et internationaux afin d’offrir le maximum de possibilités aux professionnels qui nous sollicitent.

D’une manière générale, pour l’usurpation d’identité, trois cas reviennent régulièrement: l’utilisation de données obtenues en ligne via des attaques massives, l’utilisation frauduleuse de documents officiels volés (lors d’un cambriolage, par exemple), ainsi que la fabrication de faux documents après profilage d’une personne ciblée.

Dans le dernier cas, plusieurs sources d’information sur internet sont utilisées afin d’obtenir les détails permettant de créer un faux document contenant des informations valides (état civil, date de naissance, adresse, etc.). Ces exemples montrent les limites de solutions technologiques dites de vérification d’identité.

Ainsi, certaines, notamment dans le cadre du KYC (pour Know Your Customer), mettent en avant des processus de contrôle basés sur l’identification visuelle et textuelle des documents fournis en ligne par des clients. Mais sans pouvoir s’assurer que le document n’a pas été dérobé, modifié ou imité.

Dans ce cas précis, la généralisation des documents électroniques d’identité répondant aux normes internationales (Incert représentant le Luxembourg dans les organisations concernées) offre des garanties additionnelles, car leur intégrité peut être certifiée. 

Néanmoins, la dématérialisation, les usages mobiles et les échanges à distance nécessitent de concevoir des complémentarités entre solutions technologiques et domaines d’expertise. Ainsi, de nouvelles offres se développent, notamment par le biais d’algorithmes d’intelligence artificielle, comme c’est le cas pour la reconnaissance faciale, déjà évoquée.

D’autres solutions commencent à voir le jour, comme des coffres-forts d’identité virtuelle se reposant sur des mécanismes multiples d’authentification, ou encore des initiatives combinant blockchain et biométrie, et qui pourraient se développer rapidement, notamment dans le secteur de la santé.

Il y a tout le domaine de l’économie circulaire, qui nécessite des solutions technologiques simples et compréhensibles pour les citoyens.

Sylvain ArtsSylvain Arts, Director of sales and marketing (Incert)

Au-delà des aspects réglementaires connus et sur lesquels l’écosystème luxembourgeois des fintech, regtech ou autres insurtech travaille, il y a tout le domaine de l’économie circulaire, qui nécessite des solutions technologiques simples et compréhensibles pour les citoyens.

Dans l’économie collaborative, la location d’un bien ou la vente entre particuliers, s’assurer de l’identité des parties prenantes est un élément central de la confiance dans le système communautaire.

La prise en compte des enjeux de l’économie numérique et l’absolue nécessité de préserver les données d’identité de chacun vont nécessairement aboutir à une convergence des compétences et de visions entre experts de la sécurité physique et innovateurs de l’ère digitale.

Les nouveaux entrants sur le marché ont pleinement conscience que leur technologie ne pourra se généraliser sur le marché que si elle est estampillée fiable et adaptable dans le temps aux nouveaux risques.

Avec cet objectif, nous menons de plus en plus, pour le secteur privé, en particulier les start-up, un ensemble de missions de conseil et d’audit de leurs solutions, leur permettant ensuite de se prévaloir d’une évaluation opérée par une entité publique faisant référence.