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Arthur Andersen tente le coup du phénix



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Le consultant américain Arthur Andersen n'avait pas survécu à la faillite d'Enron. (Photo: Flickr)

Des consultants français ambitionnent de créer un nouveau réseau international de consultance sous le nom d’Arthur Andersen. Beaucoup d’anciens du groupe américain se proposeraient de les rejoindre. La présence au Luxembourg ne fait pas partie des priorités.

Les quatre fantastiques vont-ils à nouveau se retrouver à cinq? On a en tout cas appris cette semaine le retour d’Arthur Andersen sur la scène internationale. La firme américaine de consultance avait disparu des écrans radars après la chute vertigineuse du négociant en énergie Enron, en 2002.

Exit Arthur Andersen, pris dans la tempête Enron, avec comme conséquence que les «Big Five» – PwC (PricewaterhouseCoopers à l'époque), EY (Ernst & Young, à l’époque), KPMG, Deloitte et Arthur Andersen – se retrouvaient à quatre. Aujourd’hui, partant de France, une poignée de consultants tente de faire revivre le nom.

Une marque vieille d’un siècle

«Nous sommes au cœur de la mise en œuvre de notre modèle qui repose sur les marques historiques Arthur Andersen et Andersen dont nous avons acquis les droits au niveau mondial», explique Stéphane Laffont-Réveilhac, cofondateur et CEO de «The New Arthur Andersen», sur le site du groupe encore en construction.

Pour rétablir un réseau international digne de ce nom, les consultants multiplient les contacts avec différentes structures de consultants dans différents pays. Ils expliquent que de très nombreux anciens «Arthur» les ont contactés pour éventuellement les rejoindre.

«Notre modèle s’appuie sur les forces et les valeurs historiques d’Arthur Andersen, ce qui les motive tout particulièrement», note Véronique Martinez, autre cofondatrice et partner de la nouvelle société.

Notre modèle s’appuie sur les forces et les valeurs historiques d’Arthur Andersen.

Véronique Martinez, cofondatrice de «The New Arthur Andersen»

Difficile donc à l’heure actuelle d’imaginer le futur poids du réseau. Le nouvel Arthur revendique en tout cas un «modèle unique, audacieux et volontaire» basé sur deux pôles d’expertise: conseil et contentieux-transaction.

Dans son communiqué, ses responsables expliquent que le Moyen-Orient et l’Inde ont marqué leur intérêt pour rejoindre le réseau dès son lancement. Pour le reste, c’est encore flou. Le nom d’Arthur Andersen sera-t-il à nouveau sur les lèvres au Luxembourg? «La marque a été déposée pour l'ensemble du territoire européen, mais actuellement le Luxembourg ne fait pas, actuellement, partie de nos priorités», nous a précisé Isabelle Epp, responsable communication de la nouvelle société.