ENTREPRISES & STRATÉGIES — Immobilier

Anniversaire

25 ans pour un ordre «à part»



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Jos Dell, Andrea De Cillia et Pierre Hurt, représentants actuels de l'OAI (Photo: Sven Becker)

L’Ordre des architectes et des ingénieurs-conseils fête ce soir ses 25 ans. Pour l’occasion, une séance académique est organisée à 19h à la Maison du savoir à Esch-Belval. Le moment également de faire le point sur 25 ans d’activité.

L’OAI est un ordre un peu à part en Europe puisqu’il est un des seuls à représenter à la fois les architectes et les ingénieurs-conseils. «L’OAI représente cinq professions libérales qui sont les architectes, les architectes d’intérieur, les ingénieurs-conseils, les urbanistes-aménageurs et les architectes-ingénieurs paysagistes. Au total, ce sont 4.200 professionnels qui sont inscrits à l’Ordre», précise Pierre Hurt, directeur de l’OAI.

On peut en effet noter qu’en 25 ans, le nombre de bureaux établis au Luxembourg a presque triplé pour atteindre le chiffre de 476 en 2015, et que pour les ingénieurs-conseils, le nombre de bureaux a quadruplé (192 en 2015).

Plusieurs missions

Plus qu’un simple ordre légal, l’OAI a également une mission syndicale avec l’aménagement du cadre de travail, et une mission culturelle pour la sensibilisation auprès du grand public. «Depuis 25 ans, l’OAI œuvre à promouvoir la culture du bâti et la qualité de notre cadre de vie», rappelle Pierre Hurt. «Nous réalisons pour cela de nombreuses publications, comme l’architectour.lu ou le Guide OAI Références, organisons des expositions comme actuellement 'Bau-Zeichen' au Musée d’Histoire de la Ville de Luxembourg, ou encore le prix Bauhärepräis qui valorise les relations avec le maître d’ouvrage ou le Festival des cabanes qui s’adresse plus particulièrement aux jeunes.»

Au-delà des attentes professionnelles des hommes et des femmes de l’art, l’OAI œuvre également pour qu’une discussion autour de l’architecture puisse avoir lieu: «Il est important que nous ouvrions le débat sur la place publique et que nous motivions cette culture du débat autour de la question architecturale», ajoute Jos Dell, président de l’OAI. «Cela doit également passer par une sensibilisation plus accrue auprès des enfants, qui peuvent par exemple être sensibilisés à travers le jeu, éveiller la curiosité sur notre discipline et motiver leur esprit d’entrepreneur.»

Donner l'exemple à l'international

En un quart de siècle, les architectes et les ingénieurs-conseils ont eu la possibilité de réaliser des bâtiments et des ouvrages d’art qui répondent parfaitement à des besoins spécifiques et locaux. «L’OAI permet également de valoriser les bonnes réalisations au Grand-Duché et de les porter en exemple, aussi bien au niveau local, qu’au niveau international», ajoute Sala Makumbundu, secrétaire générale de l’OAI. «C’est une des raisons pour lesquelles l’OAI cherche actuellement à soutenir les bureaux qui souhaitent travailler à l’international et va mener des actions pour inciter à l’export de nos talents», conclut Pierre Hurt. Un ouvrage rassemblant les constructions réalisées à l’étranger par les architectes et ingénieurs-conseils basés au Luxembourg est en cours de préparation.