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KPMG

Mettre le numérique au service de la santé



Anne Desfossez, Associate Partner au sein de KPMG. (Photo: KPMG)

Anne Desfossez, Associate Partner au sein de KPMG. (Photo: KPMG)

En plaçant les possibilités offertes par la technologie au service de la santé, le Luxembourg entend améliorer la prise en charge et le suivi des patients, mais aussi permettre à de nouveaux acteurs d’émerger.

L’actuel gouvernement luxembourgeois entend accélérer l’intégration du numérique dans le domaine de la santé. «La technologie doit permettre d’améliorer la continuité des soins et faciliter la prise en charge des patients, notamment grâce à un meilleur échange des informations», explique Anne Desfossez, Associate Partner au sein de KPMG, spécialiste du secteur de la santé. La crise du coronavirus, notamment, a accéléré la digitalisation des soins de santé, en particulier avec la mise en place de solutions de téléconsultation.

Se passer du papier

Plus globalement, la volonté est de dématérialiser l’ensemble des services à la personne protégée. «Le patient n’aura plus besoin d’une ordonnance ou d’une prescription sur papier pour retirer un traitement à la pharmacie ou procéder à des analyses en laboratoire, précise Anne Desfossez. Cette dématérialisation se traduit aussi au niveau du paiement, avec la déduction immédiate de la prise en charge de la CNS

Au départ des données collectées, l’enjeu est aussi de parvenir à mieux orienter les politiques publiques en matière de santé. «En raison notamment d’un manque de praticiens ou encore du vieillissement de la population, la pression s’accroît sur les professionnels de la santé, poursuit Anne Desfossez. Un des défis sera de tirer profit de la technologie, pour leur permettre de se concentrer sur les enjeux critiques. Cela passe par un allègement des procédures administratives ou la mise en œuvre de solutions facilitant le suivi et la prise en charge des patients à distance.» Les objets connectés, par exemple, doivent permettre de surveiller les paramètres d’une personne à distance, afin que le médecin puisse être alerté en cas d’anomalie. Les nouvelles applications numériques peuvent aussi aider les patients dans leur propre prise en charge, en les responsabilisant davantage. L’intelligence artificielle, quant à elle, peut à l’avenir faciliter la pose d’un diagnostic ou encore permettre aux professionnels de s’inscrire dans une démarche de médecine personnalisée.

Laboratoire vivant

Le Luxembourg entend aussi faire de la santé numérique un levier de diversification économique, en encourageant l’installation et le développement d’acteurs innovants dans ce domaine. «Pour les attirer, il faut développer un cadre favorable, en leur facilitant l’accès à l’écosystème des soins de santé, en mettant en place des programmes de soutien et une réglementation favorisant le déploiement de nouvelles solutions», explique Anne Desfossez.

Les logiciels et applications utilisés dans le domaine de la santé peuvent être qualifiés de dispositifs médicaux au sens de la réglementation européenne, notamment lorsqu’ils aident à la pose d’un diagnostic ou à la définition d’un traitement. «Le fait d’être reconnu comme un dispositif médical génère un ensemble d’obligations pour l’éditeur, explique Anne Desfossez. Ces contraintes peuvent être très lourdes pour une société healthtech. Des organismes tels que Luxinnovation ou la future Agence Luxembourgeoise des Médicaments et Produits de Santé devraient contribuer à fournir ce cadre propice au développement des healthtech à Luxembourg.»

Contactez Anne Desfossez pour discuter de vos projets de transformation digitale dans le secteur de la santé.