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Lifting de jouvence pour la Zithaklinik



La Zithaklinik sera en travaux à partir de septembre 2012 jusqu'à 2020.  (Photo: Jim Clemes)

La Zithaklinik sera en travaux à partir de septembre 2012 jusqu'à 2020.  (Photo: Jim Clemes)

C'est tout un pan du quartier de la Gare qui va s'offrir un nouveau visage avec  la refonte en profondeur de la Zithaklinik.

Construite en 1925, la Zithaklinik qui trône sur le quartier de la gare à Luxembourg va s'offrir un lifting de fond en comble qui nécessitera huit ans de travaux. Modernisé et agrandit, l'hôpital élargira ainsi son offre de soins pour mieux répondre aux exigences de confort et aux normes de sécurité. Ces travaux commenceront en septembre 2012 et dureront huit ans.

Pour les responsables de l'hôpital, comme pour Jim Clemes, l'architecte, il ne s'agit donc pas seulement d'augmenter le nombre de lit ou la surface globale mais d'offrir les meilleures conditions de travail au personnel hospitalier et de séjour au patient: coordination des services, rapidité d'accès, sécurité. Aujourd'hui, plus des deux tiers des patients qui sont passés par le bloc opératoire ont quitté l'hôpital après deux nuits. «Il faut donc développer l'activité ambulatoire, notamment celle de l'hôpital de jour», explique Philippe Turk, le médecin-directeur de la Zithaklinik.

Les travaux auront lieu en trois temps. La première phase comprend la création d'un nouveau système de dialyse, une mise en commun provisoire de deux sites de blocs opératoires et la création d'un service provisoire d'endoscopie. La deuxième étape, en 2013, verra la destruction puis la reconstruction du bâtiment ayant pignon sur la rue d'Anvers, avec la création d'un grand hôpital de jour et deux nouvelles unités de soin, un nouveau service de radiologie, un service d'endoscopie, un nouveau bloc opératoire. Cette partie durera jusqu'au 2018. Enfin, la dernière étape sera la mise à jour des bâtiments qui seront conservés, un agrandissement de la polyclinique, la création d'un nouveau service réanimation et de soins intensifs. L'ultime ruban devrait être coupé en 2020.

Pendant la durée des travaux, la continuité des services sera assurée. L'ensemble est estimé à environ 80 millions d'euros, dont l'essentiel (60 millions) pris en charge par l'État.

C'est l'Atelier d'architecture et de Design Jim Clemes qui s'est vu confié ce grand chantier. Son expérience dans la restructuration et l'agrandissement du CHEM d'Esch-sur-Alzette et plusieurs bâtiments dans le secteur de la santé y est certainement pour quelque chose.