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OUI, CHEF!

Jean Cao mène la Moselle à l’excellence



Jean Cao conseille au quotidien près de 35 viticulteurs indépendants au Luxembourg. Maison Moderne

Jean Cao conseille au quotidien près de 35 viticulteurs indépendants au Luxembourg. Maison Moderne

Il y a un an,  Jean Cao débarquait au Grand-Duché afin de conseiller les artisans viticulteurs indépendants de la Moselle luxembourgeoise. Un an après, il semble posséder le recul nécessaire pour partager son parcours, ses envies et un premier bilan.

Au quotidien, ce sont près de 35 maisons de viticulture affiliées à l’OPVI (Organisation professionnelle des vignerons indépendants) qui sont épaulées par lœnologue Jean Cao et son expertise du monde du vin. Une expertise composée de rencontres et d’opportunités, dans son Mexique natal, en Afrique du Sud, en France et enfin au Luxembourg.

Quel est votre parcours en tant qu’œnologue?

Jean Cao. –«J’ai un parcours assez particulier! Je ne suis pas issu d’une famille de viticulteurs ni d’une région de vignes. Mais dans ma ville natale de Mexico, nous avons toujours aimé nos connaissances culinaires. J’ai testé mes premiers vins à l’adolescence et je me suis tout de suite passionné pour le processus de la fermentation, que j’ai décidé d’étudier en tant qu’ingénieur. Puis j’ai déménagé en Californie mexicaine pour être au contact du vin et j’y ai travaillé aux côtés d’un véritable mentor, Hugo D’Acosta. Puis ce fut l’Afrique du Sud et le Bordelais. La France m’a donné encore plus envie d’exceller dans ce que je faisais et j’y ai donc repris des études afin d’obtenir un master d’œnologie avec l’école de Bordeaux.

Qu’est-ce qui vous a décidé à venir au Luxembourg?

«Tout d’abord une annonce de l’OPVI, sur un site spécialisé! Le monde de l’œnologie est petit et les opportunités professionnelles apparaissent encore souvent ‘à l’ancienne’, comme dans mon cas. J’avais déjà eu l’occasion d’entendre parler et de goûter des vins luxembourgeois et j’y avais alors vu un grand potentiel. C’est surtout ce potentiel très intéressant et l’échange de savoirs qu’il impliquait qui m’ont fait accepter le poste et venir m’installer dans la région!

Où souhaitez-vous emmener les vignerons indépendants que vous conseillez?

«La dynamique est très intéressante. Certains artisans viticulteurs de la Moselle luxembourgeoise sont déjà très performants, pointus, précis. Je souhaite réussir à les aider à atteindre un certain niveau d’excellence et d’exception qui permettra de les faire encore mieux connaître, notamment à l’international. Et je pense qu’avec un effet de locomotive, ces maisons vont aussi progressivement amener les maisons qui se développent encore vers de très grandes qualités.

Quels sont selon vous les cépages «atouts» de Luxembourg?

«Les cépages endémiques luxembourgeois sont passionnants, mais je vois trois produits-clés pour asseoir encore plus la réputation viticole du Grand-Duché: le riesling, qui est exceptionnel; le pinot noir, qui offre d’incroyables surprises, et enfin, le crémant, qui peut jouer la carte de l’identité propre avec des réalisations de très haut vol!

Quelles sont les régions viticoles que vous aimeriez découvrir pour parfaire votre connaissance du vin?

«Certains pays européens comme la Slovénie, l’Arménie, l’Autriche et la Grèce semblent acquérir une certaine notoriété en la matière qui m’intéresse beaucoup. Tout comme la Turquie, ou encore le Japon.

Quel est votre «guilty pleasure»?

«Mon plaisir coupable implique ma présence au Mexique! Je ne mange quasiment plus de viande depuis près de 10 ans, mais quand je retourne dans ma famille, c’est une catastrophe... Tout y passe, surtout les tacos!»

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